En forme de femme


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Une perte, un gain

Nous avons rendu dernièrement notre voiture de location. Au moment de signer le contrat, il y a quatre ans, nous voulions faciliter nos transports en dehors de la ville et avec le petit en gestation. Peu après, nous déménagions dans les Basses-Laurentides. Nous ne vivons pas au bout d’un rang obscur dans les champs de maïs. Le transport collectif est bien installé, ici. Dix minutes de marche nous séparent de la gare, où un train de banlieue nous mène sur l’île de Montréal en vingt minutes. Les bus vont partout, même si en dehors des heures de pointe, leur passage se fait à l’heure.

Nous avons fait le pari, en nous installant, de tenir le plus longtemps possible avec une seule voiture. Trois saisons sur quatre, c’est une joie de se déplacer à pied et à vélo entre la gare, la garderie, l’épicerie et la maison. Mais les cinq kilomètres à marcher de bonne heure pour déposer le petit à la garderie et les cinq autres plus tard en après-midi, pour le reprendre, sont moins drôles durant l’hiver. Sans compter tous les autres petits déplacements utilitaires qui, à force de s’accumuler à 15 degrés sous zéro, prennent tout à coup la forme de grands projets.

Une dizaine de mois après notre déménagement, inévitablement, la famille de tôle s’est agrandie – mais par la voie ainée, « usagée ». C’était commode et nous en avons profité.

La fin du contrat de location nous a fait réfléchir à nos véritables besoins et au prix de la commodité du point de vue de notre budget et du point de vue de la consommation en général. Les délibérations ont été brèves. Nous nous entendons très bien sur le fait que cet argent pourrait servir à voyager et qu’une voiture de moins sur la route est toujours un gain. Même si j’ignore encore ce que la vie me réserve au-delà de mes études doctorales, je sais déjà que je ferai tout pour trouver un emploi qui ne nous obligera pas à faire l’achat d’une autre voiture.

Nous refaisons donc le pari de la voiture unique. Notre emploi du temps s’est reconfiguré et il se peut très bien que nous tenions plus longtemps cette fois-ci.

Notre portefeuille s’en portera mieux, sans doute. L’air aussi, peut-être. Chose certaine, le petit est ravi de se ballader à vélo depuis quelques jours. Et moi aussi.

Quand il fera mauvais et quand il recommencera à faire froid, les déplacements se compliqueront à nouveau. Je le sais. J’aurai besoin d’un peu plus d’organisation, d’une paire de mitaines supplémentaire, d’un parapluie dans mon sac et certainement de beaucoup de patience. Mais j’ai bien l’intention de gagner mon pari. Et en attendant, c’est le printemps.


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Devenir son propre témoin

Mon mari fait briller dans ma personnalité les aspects les plus gentils et les plus doux. Je l’en remercie toutes les fois que j’ai l’occasion de le remarquer, parce que grâce à lui, grâce à son regard, je ne ménage aucun effort pour donner au monde entier le meilleur (bien modeste) de moi-même. Dans ces moments-là, je lui répète comme une vérité qui va de soi : « Tu sais, moi… sans témoin… je ne vaux pas grand-chose ».

En l’écrivant, je trouve ce jugement très dur, d’autant que je m’en suis servi à maintes reprises pour me déjouer, c’est-à-dire pour me donner le coup de pouce ou le coup de pied dont j’avais besoin pour accomplir quelque chose. Lorsque j’ai décidé d’en finir avec la cigarette, par exemple, j’ai annoncé le début de mon sevrage à tout mon entourage plusieurs mois à l’avance. Chacun savait qu’à partir du 1er septembre 2003, je quittais le camp des fumeurs. Peut-être est-ce un peu naïf, mais j’ai la certitude de devoir à tous ces « témoins » une bonne partie de ma détoxification.

Un autre exemple – un peu gênant, je dois l’avouer – est le portrait de mes habitudes alimentaires lorsque je suis seule. Bien que je ne recule devant rien pour garnir notre table de repas nutritifs, appétissants et savoureux, je peux, lorsque mon mari travaille hors de la ville pour quelques jours, dîner aux craquelins et aux raisins secs, souper à la conserve de maïs en grains ou à la brique de fromage, grignoter infiniment par ennui et manger des restes sans prendre la peine de les mettre au four à micro-ondes. Je n’invente rien, même que je garde mes pires menus pour les bas-fonds de mes souvenirs. Si nourrir ma famille au meilleur de mes capacités est non seulement un plaisir, mais un devoir, je n’ai guère plus de considération pour mes propres repas que j’en ai pour l’écureuil de service dans la ruelle.

Lorsque mon mari a quitté pour l’Ouest canadien, lundi dernier, je me suis promise de faire un effort pour manger de vrais repas, chauds s’ils doivent l’être, dans des assiettes comme il faut, et à la table de surcroît. Je réussis plutôt bien jusqu’ici, même s’il me faut résister aux mauvaises habitudes tout au long de la journée. J’aurai encore besoin d’entraînement dans ce domaine, mais j’entrevois l’intérêt, ici et ailleurs, de devenir mon propre témoin.


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Une belle histoire de glouton heureux

Lorsque j’étais encore une petite fille, vers la cinquième année je crois, j’ai décidé qu’il était temps de prendre mon alimentation en main et de préparer tous les jours de la semaine mon lunch pour l’école. On peut dire que l’alimentation me passionne depuis longtemps, même si en réalité, cela ne s’est pas passé exactement ainsi.

Je n’en pouvais plus d’être exclue des transactions alimentaires à l’heure du dîner. Entre mes camarades de classe s’échangeaient une barre Dipp enrobée de chocolat contre des biscuits Oreo, une croquette Vachon contre des mini-sandwichs Ritz au fromage ou un lait au chocolat contre une canette de Five-Alive. Dans ma boîte à lunch, il n’y avait rien pour négocier. Depuis la maternelle, elle contenait tous les jours la même chose : un sandwich jambon-moutarde, des bâtonnets de carotte, une boîte à jus bien ordinaire, une pomme et un yogourt. À mon grand désespoir, ma mère connaissait et appliquait le Guide alimentaire canadien. La variété n’était pas sa plus grande force, mais elle avait clairement choisi de nourrir son enfant correctement.

Je l’en remercie aujourd’hui, évidemment.

Sauf que dans ma tête d’enfant ingrat et purulent de désirs salés et sucrés, ç’en était assez. Un jour, en rentrant de l’école, je lui ai reproché de me préparer des lunchs ennuyeux et sans valeur sur le marché de la cinquième année. Elle m’a répondu candidement que si je n’étais pas contente, je n’avais qu’à préparer mon lunch moi-même. C’est ce que j’ai fait dès le lendemain.

J’ai appris dans les semaines suivantes à préparer des sandwichs aux œufs et au thon, et j’ai même commencé à accompagner ma mère à l’épicerie pour varier un peu le contenu du panier – à condition, bien entendu, que les nouveaux aliments respectent le damné Guide et aussi le petit budget familial. Même si je n’ai jamais pu intégrer le marché alimentaire de ma classe, le contenu de ma boîte à lunch m’a paru, à partir de ce moment-là, beaucoup plus appétissant.

À l’école secondaire, pour pimenter mes repas du midi et me donner un peu de répit, j’ai fait une entente avec une copine. Un jour sur deux, nous préparions à notre tour un lunch pour deux. Si pour quelque raison nous manquions à la tâche – Oublié! Pas le temps! Frigo vide! – nous payions la cafétéria pour les deux. L’entente fut baptisée « les lunchs communautaires ». Notre manège a duré deux ans. Nous avions les mêmes goûts et nous mangions tous les jours ensemble.

Au collège, je me suis nourrie quasi exclusivement de muffins de cafétéria et de café filtre (matin), de paninis de cafétéria et de café filtre (midi), de cigarettes et de bière (soir). Mettons cela sur le dos de l’adolescence, voulez-vous?

Durant mes premières années d’université, bien que le temps et l’argent me manquaient souvent, j’ai expérimenté les saveurs et les techniques. Mes colocataires avaient quelques années de vie de plus que moi et ils m’ont fait découvrir la cuisine indienne et la cuisine thaï, entre autres. Ils m’ont enseigné à multiplier les rations d’ail dans toutes mes recettes, à abuser de la coriandre fraîche et à cuisiner les restes.

On peut dire que les choses s’emballent depuis. Je prépare à partir des ingrédients bruts une grande partie de ce qu’ingère toute notre petite famille. Je passe des heures devant les fourneaux (et aussi au-dessus du lavabo…), mais c’est toujours du temps bien investi. J’aime croire que je serai un jour une fine cuisinière et que je pourrai transmettre ce que j’aurai appris et expérimenté durant des dizaines d’années à mes enfants.

Au fil du temps, mon intérêt pour la cuisine prend de plus en plus la direction d’une alimentation saine et favorable à la santé de ma machine corporelle. Mes activités sportives y sont pour quelque chose, mes fréquentations et mes lectures aussi – magazines de course, blogues sportifs ou végétariens, etc. De plus en plus, je ressens la nécessité d’améliorer certaines de mes habitudes alimentaires, même si je n’ai envie de sacrifier ni le goût, ni le plaisir, ni la viande, d’ailleurs, du moins pas complètement. Le processus est lent.

Du plus loin que je me souvienne, mon poids corporel n’a jamais été très stable. Depuis dix ans, les variations demeurent dans un spectre raisonnable, mais je pense tout de même qu’elles traduisent un certain déséquilibre. J’aimerais travailler à atteindre cet équilibre (voilà une de mes résolutions pour 2012). Cet automne, je me suis procuré un livre sur la nutrition pour mieux comprendre ce que je sais intuitivement ou que j’ai appris ici et là, de diverses sources. Je l’ai lu avec avidité et j’ai appris beaucoup. J’ai maintenant le sentiment de m’être donné un nouvel outil pour augmenter davantage les bienfaits et les plaisirs alimentaires.

Vingt ans après avoir déposé un grief à ma mère pour améliorer le contenu de ma boîte à lunch, je me réjouis de constater que l’alimentation est encore un moyen d’exercer mon autonomie et ma créativité. Si ce n’est pas une belle histoire de glouton heureux, je ne sais pas ce que c’est.


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Mauvaises habitudes à vendre

Une chose qui m’a toujours fascinée à propos des habitudes, c’est à quel point les bonnes sont difficiles à installer et les mauvaises à déloger. Je sais que les bonnes de l’un sont les mauvaises de l’autre, et qu’en matière d’habitudes, nulle loi ne fait autorité, mais je ne crois pas connaître une personne qui se débarrasse facilement de ses faux plis pour en presser de nouveaux en criant ciseaux.

Lorsque je me lance un défi d’une durée déterminée, je maintiens une discipline de fer sans problème. Mais lorsqu’il s’agit d’introduire un élément étranger à ma routine pour une durée indéterminée, voire illimitée, les choses se compliquent. Des dizaines d’exemples me viennent à l’esprit où mes résolutions sincères n’ont pas réussi l’épreuve du temps.

Le défi Une planche par jour a réveillé ce problème qui me mystifie depuis longtemps. Le premier tiers du défi est derrière moi, et je suis déjà convaincue que je n’oserai pas sauter un jour d’ici le 31 décembre. Ces courtes séances quotidiennes (1 à 7 minutes) me font un grand bien; elles stabilisent mon centre et me donnent l’impression de faciliter tout le reste. Moi qui déteste rentrer d’une course pour me mettre au tapis, j’exécute mes planches sagement après avoir enlevé mes souliers comme si je faisais cela depuis toujours.

Si seulement cela pouvait durer…

Certains affirment qu’il faut 21 jours pour acquérir une nouvelle habitude. Tous les livres de psycho-pop sont placardés de cette idée farfelue, qui ne peut que décevoir ceux qui ont voulu y croire. Je pense plutôt que c’est précisément après trois semaines qu’il faut déployer nos ressources profondes pour ne pas fléchir sous le poids des vieilles manières.

L’ennui, avec les habitudes, c’est qu’elles se disputent un espace limité. Pour en introduire une nouvelle, il faut en renvoyer une autre : pour se lever plus tôt tous les matins, il faut aller au lit plus tôt tous les soirs, ce qui fait deux changements à administrer en même temps. Rien d’étonnant à ce que cela pose autant de difficulté. Mais avec de la détermination, de la patience et du temps, rien n’est impossible. C’est ce qu’on dit.

Je ne me fais aucune illusion sur le destin de mes planches quotidiennes, mais je vais essayer de trouver le moyen d’en glisser quelques unes dans mon horaire après avoir complété le défi. En attendant, je continue à méditer sur les bonnes et les mauvaises habitudes, sur celles que je rêve de faire miennes et sur celles que j’ai mises à vendre depuis belle lurette et qui continuent d’accumuler la poussière dans le grenier.


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Insulte et compliment

Ce mardi, alors que je reprenais le chemin de la maison pour terminer une course tranquille et que, séduite par l’idée d’emprunter le sentier de la mare aux canards, je profitais de l’air frais du mois de novembre, on m’a insulté. Je suivais trois adolescents qui venaient de descendre de leur bus scolaire et qui tapageaient autour d’un meuble abandonné aux ordures. Le plus grand a lancé un tiroir en l’air, les deux autres ont ri, puis ils se sont tous les trois ballottés en échanges mi-tirailleurs mi-amicaux. Lorsque je les ai dépassés, l’un d’eux m’a crié : « Fat booty! »

Mon réflexe aurait été de lever les doigts d’honneur  – les deux – mais j’ai entendu depuis le creux de mes souvenirs la voix de ma mère, comme aux tristes jours où on m’intimidait à la petite école et à la polyvalente : « Ignore-les. » J’ai donc laissé mes majeurs là où ils étaient et j’ai continué mon chemin, un peu troublée. Mais je n’avais pas encore fait quatre enjambées que le crieur, pensant que peut-être je ne l’avais pas entendu, a pris soin de me renvoyer son message, plus fort et plus convaincu.

J’ai beau avoir enduré des années de ricanements et d’humiliations, j’ai beau avoir une indulgence infinie pour les adolescents et un esprit critique, je crois, assez fin pour savoir que ce jugement n’était ni valable ni recevable, je me suis immédiatement mise à me désoler de mon popotin. Je savais que ma mère avait encore raison, vingt ans plus tard, et qu’il ne valait pas la peine de bouger une phalange pour répondre à de telles idioties, mais en même temps je me sentais frustrée de ne pas m’être défendue.

Arrivée à la maison, j’ai raconté l’incident à mon mari et je lui ai confié que j’espérais de tout cœur que notre fils ne dirait jamais de telles choses à des étrangers. Puis j’ai pensé à mes débuts de coureuse, alors que je sortais le soir ou que je me rendais à la piste aux heures où elle était déserte, cherchant à éviter le regard des autres, qui pensaient certainement – c’est ce que je m’imaginais – que j’étais trop ceci ou pas assez cela pour faire ce que je faisais.

J’ai déjà raconté qu’à Philadelphie, un chauffeur de taxi avait été surpris d’apprendre que j’allais courir un marathon parce que, m’avait-il dit, les marathoniens étaient habituellement très minces. Je me souviens de ces mots comme s’il me les avait dit hier matin, parce que c’était précisément ce jugement que je redoutais, moi qui me sentais déjà comme un imposteur et qui avais du mal à me convaincre que j’étais, moi aussi, une athlète.

Un billet de Ben Davis m’a rappelé ces épisodes gênants, mais surtout l’importance de dire et de redire tout le bien que nous pensons, entre nous, de l’effort des autres. Dans son billet, Ben, qui est passé de l’obésité morbide et de la dépression aux Ironman et à la couverture de Runner’s World, raconte à quel point il redoutait, lorsqu’il a commencé à courir, les jugements de ceux qu’il croisait sur la rue. Et comment il a fini par comprendre qu’il n’y a aucune honte à prendre sa vie en main, quel que soit le point de départ.

En dix ans, ma crainte d’être jugée a été justifiée à au moins deux reprises. Mais combien de personnes ont pensé, en me voyant courir, que j’avais du courage de sortir sous la pluie, à 20 degrés sous zéro, avec mon fat booty ou en poussant mon petit dans le Babyjogger? Combien se sont dit « Tiens, je devrais sortir moi aussi »? Combien, encore, ont trouvé tout à fait normal de me voir courir, au point de ne pas même me remarquer? Des tas, assurément. Et je les remercie.

Nous sommes des athlètes. Le poids corporel, la silhouette, la vitesse et le style n’ont rien à voir avec ce statut. Tous les entraînements et tous les efforts comptent et méritent des compliments. Que ceux qui ne souhaitent pas exprimer ces compliments se taisent.


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Courir et maigrir forment une pauvre rime

Le 18 novembre 2007, dans un taxi à Philadelphie:

CHAUFFEUR – Are you racing this morning, ma’am?

MOI – Yes I am. My first marathon.

CHAUFFEUR – The marathon? I wouldn’t have guessed. Most marathoners are skinny, you know.

MOI – …

Dans un certain camion cet été, après avoir dépassé une coureuse rondelette dans la cinquantaine:

INTERLOCUTRICE – Je la vois souvent courir, cette femme-là. Elle a pas l’air de maigrir pantoute.

MOI – Et ben moi je trouve qu’elle est bonne de courir. Il fait chaud aujourd’hui, en plus.

INTERLOCUTRICE – Oui mais à force de courir, elle devrait maigrir, il me semble.

MOI – Peut-être qu’elle cours pas pour maigrir, tsé.

Mercredi dernier, au studio de yoga, après avoir appris que j’aurais le privilège de suivre un cours privé:

MOI – C’est étonnant qu’il n’y ait pas plus d’inscriptions. C’est un super studio, pourtant.

PROF DE YOGA – C’est calme ici, mais la classe de yoga chaud est toujours pleine. Tu sais pourquoi?

MOI – Je pense que oui. Les gens choisissent le yoga chaud parce qu’ils veulent perdre du poids.

PROF – C’est ça.

***

Je n’ai jamais couru pour maigrir et c’est très bien ainsi. Je ne dis pas que si je disposais d’une baguette magique je ne ferais pas quelques retouches ici et là sur ma carcasse pleine d’amour, mais plutôt que l’exercice n’est pas associé dans mon esprit à un idéal physique auquel j’aspire. Faire le plein d’oxigène, vivre les saisons, évacuer les tensions, suspendre le temps, donner un nouveau visage à une journée qui tourne mal, aller à la pharmacie, mettre les potins à jour avec une copine, étouffer un chagrin, oui, mais faire bouger l’aiguille du pèse-personne, non. Celui-là, d’ailleurs, est remisé depuis longtemps.

Ce qui est sexy, chez une femme, c’est la confiance. J’ignore où j’ai lu ou entendu cela un jour, mais je voue encore à cette formule un culte absolu. L’exercice rend sexy, finalement, moins parce qu’il promet un ventre plat et des fesses fermes que parce qu’il donne confiance. Je cours et je pratique le yoga pour l’oxigène, le calme, le vide, la compagnie et bien d’autres raisons encore, mais surtout parce que cela me rend plus forte et me fait sentir tous les jours plus solide sur mes deux jambes et entre mes deux oreilles. Parce que je sais que la puissance de mon corps se traduit en puissance mentale, alors que la taille de mes jeans ne dit et ne dira jamais rien de plus que son propre chiffre.

À trop miser sur la silhouette ou les résultats visibles de l’activité physique, on risque de passer à côté de ses meilleurs bienfaits. On risque aussi d’en faire une liaison orageuse et éphémère, alors que c’est précisément parce qu’elle est gratuite qu’une idylle avec le vélo, la course, la natation, le yoga et que sais-je encore se transforme en véritable mariage pour le meilleur et pour le pire.

Il est vrai que l’exercice physique pratiqué de manière régulière entraîne souvent la perte de poids. J’aime penser qu’il s’agit de dommages collatéraux: des kilos sacrifiés au bien-être et à la santé, des centimètres tombés au combat contre l’inertie.


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Le projet yoga

Le projet yoga, c’est un défi de 6 semaines lancé par Emilie, extraordinaire auteur de I Came to Run. Certains d’entre vous se souviendront peut-être que c’était aussi à la suite de son initiative que j’ai participé au défi Embrace : Me. Le projet yoga vise à installer une pratique régulière dans la routine, un objectif pour lequel Emilie propose une série de 5 thèmes, qui correspondent chacun à une intention particulière. Je reprends ici les thèmes suggérés sur son site :

  • Semaine 1 & 2 : Fondements et respiration
  • Semaine 3 : Énergie
  • Semaine 4 : Équilibre
  • Semaine 5 : Ouverture
  • Semaine 6 : Calme

Le projet est assez vague pour le mouler à nos intérêts et à notre pratique, mais il donne juste ce qu’il faut de cadre pour en faire quelque chose de concret. Il est évident qu’on pourrait consacrer une année entière aux fondements et à la respiration, mais l’idée est surtout de prendre le temps (ici, 6 semaines) de donner une intention particulière à la pratique.

J’ai décidé, pour ma part, que je tenterais de mettre les pieds sur mon tapis de yoga tous les jours pour les 6 prochaines semaines, que ce soit pour 5 ou 90 minutes. Mon tapis de yoga est un espace qui me fait sentir bien peu importe les circonstances, je crois donc que je ne pourrai en tirer que des bénéfices.

Depuis lundi, inspirée par une certaine Maman marathonienne, je commence la journée avec une dizaine de minutes de salutations au soleil. La chose se passe ainsi : pendant que le petit déjeune, je déroule le matelas et je m’y mets. Ces courtes séances matinales m’ont fait constater que ma préférence pour le yoga plus exigeant que relaxant (quoique l’un n’exclut pas l’autre) est un obstacle à une pratique plus fondamentale. Le flow fait faire beaucoup de chaturanga et fait trembler les quadriceps, il met l’esprit en contact direct avec la difficulté des transitions et du mouvement, mais son rythme détourne de l’ancrage des postures soutenues.

Pour la phase « fondements et respiration », je commencerai donc le projet yoga en ralentissant. Je tiendrai les postures plus longtemps et je mettrai la variété de côté pour me consacrer aux postures de base, qui sont parfois moins difficiles musculairement, mais demandent plus de stabilité mentale. Ce sera ainsi l’occasion de recentrer ma pratique sur une respiration calme et intentionnelle, et d’oublier pour un moment la respiration qui permet de soutenir l’effort et d’accompagner les transitions. La difficulté sera autre, simplement.

Si le projet vous intéresse, je vous invite à y participer en lui donnant la forme qui vous convient.

Namaste


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Petit guide du coureur débutant

Run free

Image by Today is a good day via Flickr

Certains disent que les coureurs forment une sorte de secte. Je ne sais pas si l’on devient coureur comme on entre en religion, mais ce qui est certain, c’est que plusieurs adeptes de la course à pied y trouvent un sens. Le printemps et l’automne sont les saisons de prédilection pour tomber amoureux de la course et puisque depuis quelques temps, des gens autour de moi posent des questions, j’ai pensé concocter un petit guide du coureur débutant.

La plupart des non-initiés pensent que s’ils ne peuvent pas courir plus de quelques minutes maintenant, ils ne pourront jamais le faire. C’est faux. Que l’on se mette à la course à 3 ans ou à 53 ans, on commence tous et chacun par alterner quelques minutes de course et quelques minutes de marche, pour augmenter la longueur des segments de course jusqu’à ce que l’on puisse courir sans pause. Lorsque j’ai fait mes débuts, je faisais moins de 10 minutes d’exercice par semaine depuis des années, je ne pouvais pas courir plus de 200 mètres sans déclencher une crise d’asthme, je fumais un paquet de cigarettes par jour et ma charpente portait environ 60 livres en trop. J’ai travaillé à partir de mes 200 mètres, puis au fil du temps, j’ai pris de l’assurance et de la force, tant et autant qu’un jour, j’ai franchi la ligne d’arrivée d’un marathon. Rien n’est impossible.

Pour courir, il faut deux choses: (1) vouloir courir et (2) une bonne paire de chaussures de course. Le reste n’est qu’une question de temps. Ceux qui n’ont pas envie de courir n’ont pas à être convertis: il existe des centaines d’autres moyens de mener une vie active.

Les raisons qui motivent les aspirants coureurs sont nombreuses: se remettre en forme, perdre du poids, améliorer la performance d’une autre activité physique, obéir à son médecin ou simplement rêver de faire comme ceux qui courent la semaine et le week-end, lorsqu’il pleut et lorsqu’il neige, comme s’ils étaient légers et que c’était facile. Toutes les raisons sont bonnes.

La course a plusieurs avantages:

  • elle requiert un équipement minimal (des chaussures de bonne qualité et, pour les femmes, un soutien-gorge de sport) et par conséquent n’exige aucun entretien;
  • elle est exportable en voyage et chez la belle-famille;
  • elle se pratique à toute heure du jour ou de la nuit, seule ou en groupe selon les circonstances ou l’humeur;
  • elle peut se pratiquer à l’extérieur 12 mois par année (pour les sceptiques, vous trouverez ici et ici quelques mots sur la course durant la saison froide);
  • elle est un moyen efficace pour atteindre ou maintenir un poids santé, pour améliorer la santé cardiovasculaire, pour gérer le stress et favoriser un sommeil réparateur, de même que pour améliorer la qualité de vie en général;
  • finalement, la progression fulgurante du débutant en fait aussi un sport immédiatement gratifiant et, à moins de se découvrir des gènes kényens au potentiel olympique, n’est pas près d’épuiser les défis.

Il existe plusieurs excellents plans d’entraînement destinés aux débutants. J’en proposerai deux qui me semblent intéressants et efficaces. Le premier est un des plus populaires et a fait ses preuves depuis lontemps: Couch-to-5K (le lien mène vers la version française du programme). Grâce à lui, des miliers de légumes racine sont passés du divan au fil d’arrivé d’une course de 5 Km. Pourquoi pas vous? Le deuxième est issu du dossier spécial débutant d’un numéro de Runner’s World (mai 2008). On le trouve ici, à la page 75. Le dossier complet vaut la peine d’être lu (il commence à la page 71), puisqu’il donne plusieurs conseils utiles.

Avant de commencer, il faut visiter une boutique spécialisée pour se procurer des chaussures adéquates. Ensuite, le premier objectif devrait être d’intégrer 3 sorties par semaine aux activités régulières. Pour devenir un coureur, il faut courir, et si rien ne semble plus évident, la dure réalité ne tarde pas à mettre des bâtons aux roues des meilleures intentions du monde. Que ce soit un week-end hors de la ville, un brunch familial ou une période chargée au bureau, les raisons ne manquent pas pour dire: « Je n’ai pas le temps ». En réalité, rares sont ceux qui ont le temps de faire de l’activité physique de manière régulière. Pour le faire, il faut tout simplement prendre le temps, c’est-à-dire le prendre là-bas, où il ne contribue pas au bien-être et à la santé, pour l’investir ici, où il risque de faire le plus grand bien.

La piqûre de la course vient généralment autour de la quatrième semaine, au moment où le souffle commence à se faire moins court, la foulée se fait plus naturelle et les bienfaits se font sentir: plus d’énergie et plus de force, sans oublier le sentiment d’accomplissement. Persévérer jusqu’à ce point est donc le plus important. En moins de 8 semaines, un débutant parvient généralement à courir 30 minutes en continu, après quoi sky is the limit.

Pour faire en sorte que cela devienne une habitude, pour trouver la motivation semaine après semaine, pour en faire un véritable mode de vie, il faut avant tout faire un choix. Quelques petits astuces aident toutefois à rendre les choses plus faciles:

  • s’inscrire à un événement: une compétition locale est une date butoir qui donne un sens à chaque séance d’entraînement (bonus: la plupart des adeptes contractent leur « dépendance » lors d’une compétition);
  • mettre le plan d’entraînement bien à la vue: imprimer le plan et l’afficher sur le frigo, par exemple, pour se rappeler matin et soir ce qu’il y a au programme;
  • en parler autour de soi: quand on a des témoins, on est plus motivés à tenir parole;
  • joindre un club de course ou courir avec un(e) ami(e): personne n’aime annuler un rendez-vous de course: c’est gênant;
  • joindre DailyMile: une communauté de sportifs amateurs fort sympatique qui permet de partager expérience, entraînements et passion;
  • lire des revues de course et des blogues de coureurs: l’expérience des autres est une source de motivation surprenante;
  • se récompenser: une boule de crème glacée ou une soirée tranquille, les scénarios sont multiples et la satisfaction est garantie!

Je promets que les premières fois ne seront pas faciles, mais avec un peu de persévérance, les bienfaits se feront vite sentir et le plaisir prendra le dessus. Tous les coureurs vous le diront: la course apporte un sentiment de bien-être et de vitalité, en plus de donner envie de bien s’alimenter. On serait fou de s’en passer.

Si ce petit guide vous a encouragé à enfiler des chaussures de course pour la première fois ou à vous remettre sur la route pour de bon, laissez votre témoignage dans la section des commentaires. Bonne course!

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Conclusions

#1 J’aurai 30 ans cet été. Rien de très spécial, on me dira, sauf peut-être que depuis quelques mois, mes amis y passent un à un. Cette semaine seulement, j’ai célébré l’anniversaire de trois d’entre eux (en plus de celui de ma mère). Des amis de longue date, dont la présence me rappelle d’agréables souvenirs et que je me sens privilégiée d’avoir encore près de moi. Pour faire entrer toutes ces festivités dans l’horaire de la semaine, j’ai dû amputer ma semaine de travail de quelques heures, réduire ma charge d’entraînement et me privier d’un dimanche en famille, mais ces concessions vallaient la peine. J’ai ri de bon coeur et pas seulement un peu, ce qui m’a rappellé une fois de plus le pouvoir thérapeutique du rire.

#2 Il faut me rendre à l’évidence: le défi du mois de mars n’était pas un grand succès. L’objectif (ambitieux) était d’ajouter deux séances de musculation à mon programme d’entraînement, mais le mois s’est présenté de telle manière qu’il relevait du miracle de l’atteindre. En survolant mon journal d’entraînement, je constate en effet que j’ai été malade trois semaines sur quatre durant le mois. Mon système immunitaire était certainement à son plus faible et il faut avouer qu’avec un enfant à la garderie, il est difficile de s’en tirer indemne. Je ne conclus pas à l’échec pour autant, puisque je suis tout de même parvenue à intégrer des séances de musculation supplémentaires. Ce qui est dommage, c’est que maintenant que la charge et l’intensité de mon entraînement sont plus importantes, il faudra que je me contente de ma forme actuelle pour me rendre jusqu’au demi marathon.

#3 À propos de lui, justement: j’ai testé un premier scénario lors de ma longue course de cette semaine. La veille, j’ai fait le plein de glucides, je me suis hydratée abondamment et je me suis couchée tôt. Le matin, j’ai pris soin de bien mastiquer mon petit déjeuner de course. J’ai fait un plan mental de ma sortie (allure, parcours, attitude, objectifs, etc.) et j’ai enfilé ma Fuel Belt, remplie de Gatorade au citron et de Gu Chomps à l’orange. Un scénario parfait, que je me promets de répéter lors de ma prochaine longue sortie.

#4 Ma routine n’est plus. Elle s’est évaporée. Cette semaine, je me suis retrouvée à veiller jusqu’à 2h30 du matin à deux reprises, dont l’une au milieu de la semaine, et à passer beaucoup de temps sur la route. Il s’agissait en quelque sorte du point culminant d’un mois instable, durant lequel rien ne se déroulait comme prévu. Puisque je sens que j’en ai déjà beaucoup sur les bras et puisque le mois d’avril en est déjà à sa 4e journée, j’ai décidé de faire du mois d’avril le mois du strict minimum. L’objectif est de ne m’imposer rien de plus que ce qui est nécessaire: pas d’heures supplémentaires au boulot, pas de nouvelle exigence d’entraînement, pas même de défi à relever. Passer au travers des jours, un à la fois, tout simplement. Remettre le train sur les rails et sentir la stabilité du sol sous mes pieds.

#5 Cette semaine marquait la fin du défi Embrace:me. Il s’agissait d’un merveilleux défi (merci Emilie!), puisqu’il m’a obligée à m’accorder plus d’indulgence et à penser à ce qui me ferait du bien à tous les jours. Dans l’ensemble, cela signifiait le plus souvent de m’accorder le droit de me reposer sans culpabilité. Ce défi a marqué une nouvelle étape dans un long processus entamé depuis deux ans, dont l’objectif est de désapprendre à être productive et performante à tout prix. J’ai compris durant ces 30 jours de petits soins quotidiens qu’il faut pour cela introduire  un peu de lenteur dans ma vie. Ceux qui me connaissent savent que l’affaire n’est pas dans le sac.

Au total: 25 Km de course, 1 heure de yoga, 45 minutes de musculation.


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Hiver, non merci

A Wild Cherry (Prunus avium) in flower.

Image via Wikipedia

Chaque année, vers la première semaine de mars, un consensus s’établit implicitement dans l’esprit des habitants de notre blanc pays: c’est assez. Quelques journées au vent de printemps suffisent à sceller le pacte, et à partir de ce moment précis, chaque flocon qui tombe est de trop, chaque coup de pelle entre dans un savant calcul de mauvaise humeur. Lorsqu’il fait sous zéro, la patience et la courtoisie disparaissent de l’univers, la bras tombent et les sourires s’effacent. On n’en peut plus, simplement. On veut le printemps.

On rêve de chaleur, de soleil, de la peau à l’air libre.

L’alternance des journées d’hiver et de celles qui augurent la saison des amours me paraît toujours la pire des tortures. Je ne parviens pas tout à fait à me lancer dans l’esprit gai et léger du printemps. Je suis méfiante, parce qu’une année sur deux au mois de mars, une tempête de neige s’abat sur mes rêves de tulipes et de bourgeons.

Quelque chose comme un principe d’accumulation est aussi en cause. Il faut dire que tout l’hiver, je tiens le coup sans me plaindre et je me vêts de bonne attitude. Manteau chaud, sports d’hiver, regard bucolique sur le paysage, etc. Mais cela ne peut durer éternellement. On a beau être en paix avec l’hiver de son pays, on sent aussi que le printemps et l’été, on y a droit.

Je néglige toutefois les raisons biologiques derrière (on me pardonnera l’expression) cette « écoeurantite aiguë ». Plusieurs études ont en effet montré l’existence de la « déprime hivernale », indésirable visiteuse de l’hiver sur son déclin, qui s’invite et colle chez les nordiques jusqu’au printemps. Les spécialistes la rangent parmi les troubles affectifs saisonniers (Seasonal Affective Disorder ou SAD) et la décrivent comme une version atténuée de la dépression saisonnière.

La déprime hivernale et la dépression saisonnière sont liées à la diminution dramatique de la luminosité durant l’automne et l’hiver.

Durant cette période, les journées sont courtes et la luminosité moins intense. Celle-ci passerait de 100 000 lux (unité de mesure de la luminosité) les jours d’été ensoleillés à parfois aussi peu que 2 000 lux les jours d’hiver. […]

En effet, la lumière joue un rôle important dans la régulation de l’horloge biologique interne. Cette « horloge » contrôle plusieurs fonctions du corps suivant des rythmes bien précis, comme les cycles d’éveil et de sommeil et la sécrétion de diverses hormones selon l’heure du jour.

Par exemple, après avoir pénétré dans l’oeil, les rayons lumineux se transforment en signaux électriques qui, envoyés au cerveau, agissent sur les neurotransmetteurs. Un de ceux-ci, la sérotonine, souvent appelée « l’hormone du bonheur », régularise l’humeur et gouverne la production de la mélatonine, une autre hormone responsable des cycles éveil-sommeil. La sécrétion de mélatonine est inhibée durant le jour et stimulée durant la nuit. Les dérèglements hormonaux causés par un manque de lumière peuvent être suffisamment importants pour générer des symptômes de dépression.

Source

Les principaux symptômes de la déprime hivernale sont le manque d’énergie et l’humeur fragile, mais ceux qui sont plus sensibles à ces variations peuvent ressentir de la détresse, de l’angoisse, manifester de l’irritabilité ou même de la colère. Certains souffrent d’insomnie ou au contraire ont tendance à trop dormir, sans toutefois se sentir reposés. La tendance à consommer une mauvaise alimentation serait aussi un des symptômes identifiés.

Environ 18% des canadiens souffriraient de déprime hivernale et entre 3 et 10 % de dépression saisonnière. Les femmes seraient plus touchées dans une proportion de 3 sur 4. Il existe des traitements médicaux contre la dépression saisonnière: la luminothérapie, la psychothérapie et les antidépresseurs. Dans la plupart des cas de déprime hivernale, un ensemble de mesures préventives permettent de diminuer les symptômes.

  • Une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes, en oméga-3 et en fer;
  • L’exercice physique, surtout s’il est pratiqué à l’extérieur;
  • L’exposition à la lumière.

Voici donc mes sept conseils chanceux pour lutter contre la déprime hivernale du mois de mars, en attendant l’arrivée du printemps (celui de la météo, parce que celui du calendrier est trop optimiste):

  1. Résister à la tentation de sauter un repas, de le faire livrer, de l’acheter à un comptoir et même de se le faire servir au restaurant. Si quelqu’un d’autre (ou pire, une machine) l’a préparé, il contient probablement trop peu de vitamines et autres guérisseurs de la nature (sans parler du gras, du sel et des sucres).
  2. Tous les jours, manger un fruit dans l’avant-midi et boire un petit verre de jus de légumes (à faible teneur en sel) l’après-midi.
  3. Ajouter un repas de poisson à la planification des repas de la semaine.
  4. Choisir des activités physiques extérieures, si possible. En famille, entre amis, pour le plaisir seulement.
  5. Sortir quelques arrêts de bus avant d’être arrivé au bureau ou à la maison. Marcher pour aller chercher la pinte de lait (salutations à Pierre, qui m’a inspiré celle-là!)
  6. Prendre la pause café dehors, même si ce n’est que pour 5 ou 10 minutes.
  7. À la maison et au bureau, se tenir près des fenêtres autant que possible.

En espérant que la magnifique journée d’aujourd’hui a été l’occasion de faire le plein de lumière, je vous dis en chantant sur un air gai: Quelques semaines avant le doux printemps… la la la… la la la… Quelques semaines, quelques semaines… la la la…

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