En forme de femme


3 Commentaires

Moi mes souliers

Je dis souvent « Change de tête, change de vie ». (Pensez-y: je parie que votre dernière coupe de cheveux surprenante correspond à un important changement de parcours ou d’attitude.) Aujourd’hui, je dirai plutôt: change de chaussures, reste toi-même.

Je me suis procuré une nouvelle paire hier. Les miennes étaient usées et que je ne les trouvaient plus confortables. J’étais convaincue qu’il me fallait essayer d’autres modèles et choisir quelque chose de nouveau. J’en ai essayé plusieurs, pour finalement sortir de la boutique avec des Cumulus Gel de Asics. Cela doit faire 8 ans que je cours dans ce modèle. J’en ai eu une paire de toutes les couleurs.

Les chaussures de course ne suivent pas la mode, fort heureusement. On les choisit et on les use comme de bonnes vieilles habitudes.

Publicités


Poster un commentaire

La vérité sur les DVD: la série

Les puristes disent non et les préjugés sont tenaces: faire de l’exercice devant la télévision est un étrange paradoxe. Certes. Je dois avouer que j’étais plutôt sceptique moi aussi, mais les circonstances (horaire chargé, nouvelle famille) m’ont mené là un peu naturellement.

J’ai commencé à faire des routines d’exercice avec des DVD lorsque j’étais enceinte, surtout parce que mes genoux m’empêchaient de courir et que fréquenter le gym ne me disait rien. Je suivais une leçon de yoga prénatal par semaine et c’était tout ce que mon budget me permettait. C’était l’hiver, il faisait froid, je devais trouver quelque chose pour bouger et me garder en forme. J’ai fait de la recherche en ligne, j’ai lu des commentaires et j’ai commandé deux DVD. L’un était bien, l’autre un peu moins.

Après l’accouchement, mes genoux refusaient toujours de me laisser trotter et mes nouvelles obligations m’empêchaient souvent de sortir de la maison. Les routines à faire à la maison, pendant la sieste du bébé ou à des heures bizarres, m’ont en quelque sorte sauvé la vie. J’ai pris goût à la flexibilité que me donnaient ces « classes » à la maison et je m’en suis procuré d’autres.

Comme la plupart des coureurs amateurs, je consacrais trop peu de temps à la musculation. Les DVD m’ont ainsi réappris à intégrer dans mon régime d’exercice hebdomadaire des séances de musculation. Rien que pour cela, c’était un acquis important. J’avais déjà accumulé un peu d’équipement (des poids libres, une balle de stabilité, un matelas de yoga), alors tout s’est passé sans heurt.

La pratique régulière d’une activité physique est un grand défi. On sait tous que cela est nécessaire à notre santé et pourtant, les meilleures intentions du monde aboutissent souvent à l’échec. Pourquoi est-ce si difficile d’en faire une habitude? Les raisons sont nombreuses, mais tournent surtout autour de ces trois-là: horaires qui débordent, coût de l’abonnement à un gym et, évidemment, manque de motivation.

À cela, les DVD offrent des solutions. Plusieurs proposent des routines courtes (aussi peu que 10 minutes), qui misent sur l’intentsité plutôt que sur l’endurance. Après tout, 10 minutes, c’est mieux que rien du tout. Et il y a des chances pour qu’on ait la piqûre et que l’envie nous prenne d’en faire un peu plus, surtout lorsqu’on commence à ressentir les bénéfices.

Certains DVD demandent de l’équipement de base (un ou deux sets de poids libres et un matelas), mais d’autres proposent des routines où le poids du corps est la seule résistance nécessaire. Dans un cas comme dans l’autre, les coûts demeurent tout de même moins élevés qu’un abonnment au gym.

En ce qui concerne la motivation, il n’y a cependant pas de magie: il faut mettre le DVD dans le lecteur et enfiler des espadrilles. Il faut dire, par contre, que les entraîneurs qui enregistrent des DVD d’exercice sont souvent charismatiques, pleins d’énergie et par conséquent très motivants. (D’autres, on s’en doute, tapent un peu sur les nerfs.)

D’autres avantages? Inutile de se soucier de ce qu’on a l’air: personne ne nous voit. On peut faire une pause quand on en ressent le besoin. L’hiver, on s’évite le transport vers le gym et le frisson du retour, les cheveux encore humides.  Il y a beaucoup de variété: yoga, pilates, musculation classique, danse, cardio de toutes sortes, exercice sans impact, kickboxing, etc. Les entraîneurs expliquent bien la forme des mouvements pour nous éviter de forcer de travers, et ils proposent aussi des mouvements alternatifs, plus difficle ou plus faciles. Un des plus importants avantages: ils nous empêchent de faire et de refaire toujours les même exercices (les mêmes redressements assis, le même 30 minutes d’elliptique), qui, avec le temps et l’habitude, ne mettent plus notre corps au défi.

Deux inconvénients teintent un peu le paysage. Le premier est que la grande majorité de ces DVD proviennent des États-Unis et sont donc enregistrés en anglais. Certains offrent des traductions, mais le français est rarement au menu. Si on comprend l’anglais, cela n’est pas un problème; si on le comprend moins, ce pourrait être une occasion d’apprendre les parties du corps et les différents termes liés à l’exercice. On peu aussi se rabattre sur les DVD enregistrés en français, mais l’avantage de la variété tombe alors.

Deuxième inconvénient: on ne sait jamais trop sur quoi on va tomber, sauf si l’on prend le temps de lire les commentaires des utilisateurs sur différents sites et de les comparer. Et encore. Quel est le niveau de difficulté des routines? Quels types de variations propose le DVD? Doit-on faire la routine d’un bout à l’autre ou peut-on la fragmenter en parties cohérentes? Quel genre de personnalité a l’entraîneur? Quels sont les particularités des routines? Faut-il beacoup de coordination pour en tirer le maximum de bénéfices (certaines personnes en sont dépouvues et cela a pour elles beaucoup d’importance)?

Puisque j’ai déjà fait l’essai de plusieurs DVD et que je suis toujours à la recherche de nouvelles routines, je propose ici d’entamer la série « La vérité sur les DVD », qui répondra à ces questions et à celles qui surgiront en cours de route. Si vous avez envie de combattre vos excuses ou si vous vous décidez enfin à intégrer un peu de musculation ou de cardio à votre régime d’exercice hebdomadaire, cela pourra toujours servir.


3 Commentaires

Courir au pays de l’hiver 1 : s’habiller

Du point de vue de l’astronomie, c’est l’automne jusqu’au 21 décembre, jour du solstice d’hiver. Sauf qu’il faut porter une tuque et des gants, et qu’on occupe nos doux dimanche à pelleter des tempêtes de neige. Loin de moi l’intention de m’en plaindre, au contraire, j’aime beaucoup la saison froide. C’est le cas de tous ceux qui pratiquent des sports d’hiver, j’imagine.

Avant l’hiver 2008, mon entraînement de course passait en mode « hivernation » dès que la température allait sous les 5 degrés. Vers la fin de l’automne et pour tout l’hiver, j’allais faire la gazelle sur un tapis roulant. Si d’aventure je croisais un coureur sur la rue en février, je me disais qu’il était soit atteint d’une maladie mentale sévère, soit masochiste.

Les entraîneurs de l’équipe de Team in Training ont été les premiers à me convaincre de courir à l’extérieur entre décembre et avril. Je m’étais joint à l’équipe en vue de courir le demi marathon d’Ottawa, et l’entrainement commençait en janvier. Nous nous réunissions les samedi matin pour la longue course hebdomadaire, et nous la courions ensemble dans les rues de Montréal, beau temps, mauvais temps.

J’avais consenti à suivre le groupe de maso-fous les samedi, mais j’avais tout de même décidé de me rendre au gym pour faire les 4 ou 5 autres courses de la semaine sur le tapis, à une température confortable. Ma première course d’hiver a suffi largement à me faire comprendre mon erreur : le tapis roulant serait réservé aux jours de verglas, de froid glacial ou de grand vent.

Il y a de nombreux trucs et astuces pour rendre la course d’hiver plus agréable, mais une seule chose est absolument nécessaire : se vêtir adéquatement. Trop s’habiller fait suer démesurément et augmente inutilement l’effort à fournir, tandis que trop peu s’habiller fait frissonner et nuit à la performance. Il faut donc porter le bon type de vêtements et en quantité adéquate.

Le printemps, l’été et même l’automne, on peut courir avec ce qui nous tombe sous la main ou ce qui est un peu défraîchi dans notre garde-robe, un t-shirt de coton, des shorts qu’on ne porte plus, etc. L’hiver, il faut toutefois se résigner à porter des vêtements conçus pour l’exercice et fabriqués avec des fibres techniques (le polyester ou le polyuréthane), qui évacuent la sueur et gardent le corps au sec.

Pour assurer confort et chaleur, il faut faire l’oignon, c’est-à-dire superposer des couches de vêtements. La première, dite de base, doit être mince et coller au corps : un chandail sous-vêtement moulant et une paire de leggings, par-dessus quoi on porte, selon les caprices de Dame Nature, une couche isolante (un chandail chaud) et/ou une couche coupe-vent (un manteau et parfois même un sur-pantalon).

Une paire de gants, une tuque et des bas d’hiver couvrent les extrémités. Si le froid coupe le souffle, un cache-cou sur le nez et la bouche réchauffera l’air avant d’entrer dans les poumons. Dans tous les cas, la règle absolue est de renvoyer le coton dans le placard. Les jours ensoleillés, il ne faut pas oublier les verres fumés, puisque la neige rend le soleil particulièrement éblouissant.

Dans les pieds : les chaussures de course.

La peur d’avoir froid pousse tout naturellement à trop s’habiller, alors qu’il faut plutôt, en sortant de la maison, avoir légèrement froid. Dès que la période d’échauffement est terminée, on court alors dans des conditions idéales. L’essai et l’erreur permettront à chaque coureur d’établir la meilleure stratégie vestimentaire pour les conditions météorologiques, mais je propose ici des points de repères à titre de guide. Les gants et la tuque font partie de toutes ces combinaisons.

Vérifiez la météo au moment de sortir et ne considérez que la « température ressentie ». Si le vent souffle à plus de 15Km/h, soustrayez quelques degrés. S’il fait très soleil, ajoutez-en quelques-uns. S’il neige, admirez!

******************

O °C : base, coupe-vent (veste sans manches)

-7 à -12 °C : base, coupe-vent (manteau)

12 à -18 °C : base, isolant, coupe-vent

-18 à -23 °C : base, isolant, coupe-vent (manteau, sur-pantalon ou combines sous les leggings, cache-cou sur le nez et la bouche)

-23 à -30 °C: base, isolant, coupe-vent (manteau, sur-pantalon ou combines sous les leggings, cache-cou sur le nez et la bouche, mitaines coupe-vent sur les gants) OU CHOCOLAT CHAUD DANS LE SALON.

********************

Essayez pour voir, vous adorerez le « scrounch-scrounch » sous vos pieds et le plein d’air frais vous fera sentir bien pour le reste de la journée. De la semaine, même. Êtes-vous convaincus?