En forme de femme


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Fêtes, famille et féérie

Le temps des Fêtes nous donne chaque année l’occasion de nous réunir en famille pour jouir des plaisirs de l’abondance. C’est le temps des excès et des traditions, des bilans et des résolutions, et si vos fêtes de Noël ressemblent aux miennes, elles sont toujours sensiblement pareilles, à quelques détails près. Les petits grandissent, les plus vieux se découvrent des bobos, une cousine présente son copain, la tante untel essaie une nouvelle recette de bûche, mais en fin de compte, c’est toujours le même rituel des embrassades, des échanges de cadeau et des repas copieux. À la famille on greffe ou on ampute des membres, et c’est ainsi que joie et chagrin s’entremêlent pendant quelques jours (et pour les plus chanceux quelques semaines) de congé.

Durant les années que je passai à travailler dans des boutiques de centre d’achat, de 9h à 22h, pour des dizaines de jour avant Noël, et que j’endurai la période des soldes et celle, encore plus déprimante, des remboursements, les Fêtes ne parvinrent jamais à rimer avec congé et encore moins avec les plaisirs de l’abondance. Je ne vis à cette époque que la face marchande de Noël, avec son stress et sa part d’absurdité. Depuis que je n’ai plus rien à voir avec les boutiques, mon regard a complètement changé. J’apprécie pleinement le plein-air (hé hé) et je profite enfin du bon temps en famille. Avec notre petit qui aura bientôt trois ans, l’allégresse n’en est que décuplée; elle est même plus simple et naïve que jamais. Et c’est très bien ainsi.

J’avais l’intention de profiter des Fêtes pour faire le point sur 2011 et planifier l’année qui vient. J’ai plusieurs projets en tête et certains d’entre eux entrent en conflit; je devrai donc déterminer mes priorités et établir un plan d’action. La tâche est ardue, d’autant que j’ai le sentiment d’avoir réussi à « décrocher » complètement cette année. Lorsqu’on est en vacances, nos occupations régulières paraissent soudainement insignifiantes… À mi-chemin de ma pause annuelle d’entraînement, je suis loin de ronger mon frein comme je le craignais; je me surprends même à apprécier le relâchement de mes activités et l’absence de structure des jours. Sommes-nous mardi ou mercredi, déjà?

Je ne m’ennuie pas. En plus de butiner les réunions familiales et les buffets bien garnis, mon mari et moi avons passé un après-midi au Spa, quelques soirées à rassembler les 1000 morceaux d’un casse-tête, quelques autres à regarder avec fascination tous les DVD du grand documentaire Planète Terre et d’autres encore à nous tordre de rire, un verre à la main, devant It’s Always Sunny in Philadelphia. Avec le petit, nous sortons tous les jours prendre l’air, deux fois plutôt qu’une la plupart du temps. Marche en sentiers, bataille de balles de neige, course de traîneau dans les rues, bonhomme de neige, nous épuisons le répertoire des activités hivernales avec le plus grand bonheur.

Notre meilleur coup jusqu’ici a certainement été notre promenade de la veillée de Noël. La température est descendue autour de 20 degrés sous zéro ce jour-là, et à peine avions-nous fini de souper qu’il faisait déjà très noir. Les rues étaient désertes. Tout le monde était au chaud dans les maisons. Nous avons mis le petit dans le Babyjogger, bien emmitouflé dans son habit de neige et tous ses accessoires. Nous avons mis nos combines et fait deux tours avec nos foulards. Nous avons eu tant de plaisir à discuter dans le grand froid sur les chemins vides mais éclairés par les jolies lumières multicolores que nous avons décidé d’en faire une tradition. Cela et le casse-tête aussi.

J’ai encore le temps de penser à tout ce que j’ai l’intention d’accomplir en 2012. En attendant, je profite des dernières journées que 2011 a encore à m’offrir.

Meilleurs vœux de santé à vous, chers lecteurs. Que la joie s’accroche à vos souliers pour toute l’année.

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Entraînement, vacances et autres plaisirs

Je reviens tout juste de vacances bien méritées. Avant de lever les voiles pour Québec avec mon mari et mon bout de chou, j’ai consacré trois semaines à des travaux de rénovation, joyeusement entrecoupés des célébrations de mon trentième anniversaire et de celui de mes amis nés en juillet (ils sont plusieurs). La veille de notre départ, nous tenions une grande fête familiale pour laquelle j’ai dû faire beaucoup de préparation. Grand ménage et bagages, on a filé sans rouspéter.

Mon dernier séjour à Québec remontait à 1999 à l’occasion du grand spectacle de la Saint-Jean-Baptiste, une expérience peu édifiante en soi (après un rapide calcul, vous comprendrez que j’avais à l’époque environ 18 ans) et qui, de surcroît, n’avait guère rendu justice à la ville. Puisque mon mari est un militaire, nous avons eu la chance de pouvoir loger à la Citadelle pour 30$ par jour. Rien de très luxueux, évidemment, mais en plein coeur du Vieux Québec pour si peu, on ne saurait demander mieux.

Faire les bagages pour ce petit séjour m’a fait sourire: il y avait dans ma valise presqu’autant de matériel de course et de yoga que de vêtements de tous les jours. Même si j’étais à l’extérieur et que je souhaitais me reposer, j’avais l’intention de profiter du changement de décor pour courir. Ce que j’ai fait, sur les Plaines d’Abraham à mon grand bonheur. Ma première sortie prescrivait 9 Km tempo, mais la chaleur accablante de l’après-midi m’a convaincue de m’en tenir à 6 Km. Avec l’allure tempo et les côtes, j’en ai eu pour ma sueur même avec 3 Km en moins.

Des fractionnés m’attendaient deux jours plus tard, sauf que je caressais l’envie d’affronter la bête, c’est-à-dire l’escalier du Cap-Blanc et ses 398 marches. Après l’échauffement, 1Km à l’allure tempo et la descente, j’ai donc commencé l’ascension. Trop rapidement, de toute évidence, car j’ai dû me contenter de monter en marchant avant même d’atteindre le premier palier. L’orgueil en a pris un coup pour quelques minutes, mais j’ai rapidement révisé mon jugement: pour réussir à monter 398 marches en courant, il faut s’entraîner dans des escaliers. Et j’en étais à ma première fois… Cette sortie m’a tout de même plu énormément, ne serait-ce que parce qu’elle m’a fait faire quelque chose de nouveau. En rentrant, j’ai dit à mon mari: « Si on avait des escaliers comme ceux-là près de chez nous, je m’y entraînerais toutes les semaines. »

Ma troisième sortie était tranquille, quoique difficile en raison de la chaleur encore une fois. J’ai fait le grand tour des Plaines en butinant d’une fontaine à l’autre et en explorant les sentiers. Heureusement que toute la famille a abouti à la pataugeoire en fin d’après-midi. Ces terrains inconnus ont fait un grand bien à mon moral et à mon entraînement, qui va bon train mine de rien.

Nous sommes rentrés à la maison dimanche midi et j’ai fait ma longue sortie de la semaine dans la soirée, en poussant le petit dans le Babyjogger. J’avais 1h50 de course au programme, j’ai donc choisi un terrain plat. Et, comme je le fais depuis le début de ma préparation pour le demi-marathon de Montréal, j’ai couru un ratio 9:1 (9 minutes de course suivies d’une minute de marche). Cela divise ma longue sortie en une série de segments de 10 minutes (une excellente stratégie mentale), mes jambes se fatiguent à peine et mes lendemains sont doux. J’ai eu jadis des préjugés à l’égard de cette méthode, mais je suis tout à fait convaincue aujourd’hui. Voici ma semaine en image (les entraînements sans chiffres représentent mes pratiques de yoga):

Voilà pour l’entraînement et les vacances. Les autres plaisirs? Le Rossignol et autres fables de Stravinsky au Festival d’opéra (avec la participation de mon talentueux mari à la clarinette basse), les fish & chips au Comptoir, le smoked meat chez Brynd, la gelato « chocolat amer et noisettes » de Tutto Gelato, le verre de Gentil pendant la soirée (et le deuxième aussi), la sieste en début d’après-midi et le temps passé avec mes deux amours.


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Reconfigurations spontanées

Tetris

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Pendant que mon esprit est occupé à réfléchir aux enjeux profonds de ma crise de la trentaine (hum… hum), une autre partie de moi s’adonne à des reconfigurations miraculeuses, comme si du magma de souvenirs et de remises en question se détachaient les éléments les plus importants pour qu’ils soient mis tout naturellementen en pratique.

Je prends du repos.

Je me paie du bon temps en famille et entre amis.

Je suis gagnée par l’été, en quelque sorte. Étonnamment (ou pas, finalement), le repos et le divertissement ont redonné de la fougue à mon boulot, à mon entraînement et à mon humeur générale. À force de multiplier les repas copieux entre amis et les après-midi au bord de la piscine en famille, à force de partager ici un café, là un verre de vin, à force d’entreprendre des projets de rénovation et d’écouter des albums qui disparaîssaient sous la poussière (oui, de vrais disques compacts, avec des coffrets et des livrets), j’en suis venue à apprécier pleinement le temps passé en silence dans mes livres et devant mon ordinateur, et à tirer profit d’un régime d’exercice moins rigide et plus axé sur le plaisir.

J’ai fait mes 3 dernières sorties de course en bonne compagnie: un 10 Km dimanche dernier avec une vieille amie (vieille est l’amitié, jeune l’amie), une course tempo de 7 Km hier avec mon mari et un 6 Km tranquille sur un sentier ce matin avec un autre ami. Non seulement j’apprécie la présence de ces gens près de moi, je me réjouis d’avoir dans mon entourage autant de coureurs. Lorsque j’ai commencé à courir il y a plus de 10 ans, je me croyais seule au monde. Si cela n’avait été de ma lecture passionnée du Runner’s World, qui me rassurait sur l’existence de d’autres mordus de la course, j’aurais fini par croire que j’étais une bête un peu étrange.

Courir en compagnie, ce n’est pas seulement se donner rendez-vous et faire un parcours au même pas. C’est accorder moins d’attention à la montre pour partager un moment d’amitié, c’est ajuster les rythmes (de course et de vie) à un autre, c’est, en quelque sorte, partager l’effort. Que l’allure soit trop rapide ou trop lente par rapport à ce que prescrit le plan m’est tout à fait égal, puisque je gagne tant à partager l’effort, toutes natures confondues. Courir en compagnie donne pour ainsi dire un nouveau sens à ma vie de coureuse et me fait sentir en harmonie avec les raisons profondes qui me font mettre un pied devant l’autre depuis si longtemps.

Comme dit mon cher ami Guillaume: « L’important, c’est ce qui compte. »

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Le projet yoga

Le projet yoga, c’est un défi de 6 semaines lancé par Emilie, extraordinaire auteur de I Came to Run. Certains d’entre vous se souviendront peut-être que c’était aussi à la suite de son initiative que j’ai participé au défi Embrace : Me. Le projet yoga vise à installer une pratique régulière dans la routine, un objectif pour lequel Emilie propose une série de 5 thèmes, qui correspondent chacun à une intention particulière. Je reprends ici les thèmes suggérés sur son site :

  • Semaine 1 & 2 : Fondements et respiration
  • Semaine 3 : Énergie
  • Semaine 4 : Équilibre
  • Semaine 5 : Ouverture
  • Semaine 6 : Calme

Le projet est assez vague pour le mouler à nos intérêts et à notre pratique, mais il donne juste ce qu’il faut de cadre pour en faire quelque chose de concret. Il est évident qu’on pourrait consacrer une année entière aux fondements et à la respiration, mais l’idée est surtout de prendre le temps (ici, 6 semaines) de donner une intention particulière à la pratique.

J’ai décidé, pour ma part, que je tenterais de mettre les pieds sur mon tapis de yoga tous les jours pour les 6 prochaines semaines, que ce soit pour 5 ou 90 minutes. Mon tapis de yoga est un espace qui me fait sentir bien peu importe les circonstances, je crois donc que je ne pourrai en tirer que des bénéfices.

Depuis lundi, inspirée par une certaine Maman marathonienne, je commence la journée avec une dizaine de minutes de salutations au soleil. La chose se passe ainsi : pendant que le petit déjeune, je déroule le matelas et je m’y mets. Ces courtes séances matinales m’ont fait constater que ma préférence pour le yoga plus exigeant que relaxant (quoique l’un n’exclut pas l’autre) est un obstacle à une pratique plus fondamentale. Le flow fait faire beaucoup de chaturanga et fait trembler les quadriceps, il met l’esprit en contact direct avec la difficulté des transitions et du mouvement, mais son rythme détourne de l’ancrage des postures soutenues.

Pour la phase « fondements et respiration », je commencerai donc le projet yoga en ralentissant. Je tiendrai les postures plus longtemps et je mettrai la variété de côté pour me consacrer aux postures de base, qui sont parfois moins difficiles musculairement, mais demandent plus de stabilité mentale. Ce sera ainsi l’occasion de recentrer ma pratique sur une respiration calme et intentionnelle, et d’oublier pour un moment la respiration qui permet de soutenir l’effort et d’accompagner les transitions. La difficulté sera autre, simplement.

Si le projet vous intéresse, je vous invite à y participer en lui donnant la forme qui vous convient.

Namaste


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Inspire, expire

A breath mark

Image via Wikipedia

Respirer. On n’a pas besoin d’y penser parce que ça se fait tout seul. Ou presque.

Ma condition d’asthmatique m’a appris le contraire. Pour ceux qui ont la chance de n’avoir jamais vécu les crises d’asthme, sachez qu’elles donnent l’impression d’avoir la partie inférieure d’un sablier à la place des poumons: l’espace vide rétrécit peu à peu et menace de disparaître complètement. C’est inconfortable et paniquant.

J’ai appris à respirer vers l’âge de 18 ans. La mère d’une amie m’a enseigné une technique de respiration pour contrôler mes crises d’asthme et je dois dire que c’est grâce à elle si je ne traîne plus de bronchodilatateur dans mon sac à main et si je cours ainsi aujourd’hui. (Merci Raymonde!) Cette technique était toute simple. Je devais m’assoir bien droite, les pieds ancrés dans le sol et les mains sur les cuisses, inspirer par le nez durant deux secondes et expirer par la très petite ouverture formée par mes lèvres pincées jusqu’à ce qu’il ne reste plus d’air dans mes poumons. Surtout, je devais me calmer.

Les premières fois, j’ai mis une bonne heure à reprendre mon souffle, mais avec le temps, j’ai réussi à contrôler mes crises plus rapidement. J’applique aujourd’hui cette technique à la course qui, même après plusieurs années, demeure un défi pour ma respiration. J’essaie de me concentrer sur ma posture (le regard vers l’horizon, le visage et les épaules détendus), de rythmer les inspirations et les expirations et surtout de rester calme. En général, j’expire plus que je n’inspire. Mon principe est que pour remplir les poumons, il faut d’abord les vider.

Avec le temps, j’ai compris que la force ou la vitesse importaient peu; c’est l’ampleur de la respiration qui compte véritablement. Plus elle est calme et plus elle est efficace. Lorsque l’effort s’intensifie, on a tendance à crisper et à retenir le souffle, alors que c’est précisément à ce moment qu’il faudrait se détendre et respirer profondément. Remarquez que certains prétendent que le 100 mètres gagne à être couru en apnée, et que la plupart des femmes qui accouchent font aussi la poussée en apnée.

Le yoga m’a aidée à bien coordonner mon effort avec ma respiration et surtout à traverser la difficulté calmement et rythmiquement. Lorsque mes quadriceps et mon tronc entier chauffent dans la posture de la chaise, dans le Revolving Crescent Lunge ou dans la posture de la chandelle, j’ai besoin de ma respiration pour gérer l’effort et pour occuper mon esprit (qui voudrait bien aller voir ailleurs s’il y est.) Courir sans musique a également amélioré l’ampleur de ma respiration et le contrôle de mon allure; j’attribue le succès de mes sorties tempo à cet abandon (peut-être définitif).

Je n’aurais jamais cru pouvoir dire une telle chose, mais il me semble aujourd’hui que ma faiblesse respiratoire est une bénédiction. Elle m’a obligée à travailler dur et à me mettre en accord avec une fonction vitale de mon corps. Qui sait si j’aurais compris l’importance d’inspirer et d’expirer autrement?

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Conclusions

#1 J’aurai 30 ans cet été. Rien de très spécial, on me dira, sauf peut-être que depuis quelques mois, mes amis y passent un à un. Cette semaine seulement, j’ai célébré l’anniversaire de trois d’entre eux (en plus de celui de ma mère). Des amis de longue date, dont la présence me rappelle d’agréables souvenirs et que je me sens privilégiée d’avoir encore près de moi. Pour faire entrer toutes ces festivités dans l’horaire de la semaine, j’ai dû amputer ma semaine de travail de quelques heures, réduire ma charge d’entraînement et me privier d’un dimanche en famille, mais ces concessions vallaient la peine. J’ai ri de bon coeur et pas seulement un peu, ce qui m’a rappellé une fois de plus le pouvoir thérapeutique du rire.

#2 Il faut me rendre à l’évidence: le défi du mois de mars n’était pas un grand succès. L’objectif (ambitieux) était d’ajouter deux séances de musculation à mon programme d’entraînement, mais le mois s’est présenté de telle manière qu’il relevait du miracle de l’atteindre. En survolant mon journal d’entraînement, je constate en effet que j’ai été malade trois semaines sur quatre durant le mois. Mon système immunitaire était certainement à son plus faible et il faut avouer qu’avec un enfant à la garderie, il est difficile de s’en tirer indemne. Je ne conclus pas à l’échec pour autant, puisque je suis tout de même parvenue à intégrer des séances de musculation supplémentaires. Ce qui est dommage, c’est que maintenant que la charge et l’intensité de mon entraînement sont plus importantes, il faudra que je me contente de ma forme actuelle pour me rendre jusqu’au demi marathon.

#3 À propos de lui, justement: j’ai testé un premier scénario lors de ma longue course de cette semaine. La veille, j’ai fait le plein de glucides, je me suis hydratée abondamment et je me suis couchée tôt. Le matin, j’ai pris soin de bien mastiquer mon petit déjeuner de course. J’ai fait un plan mental de ma sortie (allure, parcours, attitude, objectifs, etc.) et j’ai enfilé ma Fuel Belt, remplie de Gatorade au citron et de Gu Chomps à l’orange. Un scénario parfait, que je me promets de répéter lors de ma prochaine longue sortie.

#4 Ma routine n’est plus. Elle s’est évaporée. Cette semaine, je me suis retrouvée à veiller jusqu’à 2h30 du matin à deux reprises, dont l’une au milieu de la semaine, et à passer beaucoup de temps sur la route. Il s’agissait en quelque sorte du point culminant d’un mois instable, durant lequel rien ne se déroulait comme prévu. Puisque je sens que j’en ai déjà beaucoup sur les bras et puisque le mois d’avril en est déjà à sa 4e journée, j’ai décidé de faire du mois d’avril le mois du strict minimum. L’objectif est de ne m’imposer rien de plus que ce qui est nécessaire: pas d’heures supplémentaires au boulot, pas de nouvelle exigence d’entraînement, pas même de défi à relever. Passer au travers des jours, un à la fois, tout simplement. Remettre le train sur les rails et sentir la stabilité du sol sous mes pieds.

#5 Cette semaine marquait la fin du défi Embrace:me. Il s’agissait d’un merveilleux défi (merci Emilie!), puisqu’il m’a obligée à m’accorder plus d’indulgence et à penser à ce qui me ferait du bien à tous les jours. Dans l’ensemble, cela signifiait le plus souvent de m’accorder le droit de me reposer sans culpabilité. Ce défi a marqué une nouvelle étape dans un long processus entamé depuis deux ans, dont l’objectif est de désapprendre à être productive et performante à tout prix. J’ai compris durant ces 30 jours de petits soins quotidiens qu’il faut pour cela introduire  un peu de lenteur dans ma vie. Ceux qui me connaissent savent que l’affaire n’est pas dans le sac.

Au total: 25 Km de course, 1 heure de yoga, 45 minutes de musculation.


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Aux petits soins, au quotidien

Le massage, scène de hammam (musée des Augusti...

Image by dalbera via Flickr

Hier, en faisant le récit d’une course difficile sur DailyMile, plusieurs de mes amis sportifs virtuels m’ont conseillé de prendre soin de moi. En méditant sur ce que pouvait bien signifier « prendre soin de moi », je me suis apperçue que (a) je ne suis pas certaine de savoir comment m’y prendre et (b) je suis absolument certaine de ne pas le faire assez souvent. Cela m’a tracassé quelques minutes, puis mes idées sont allées se promener ailleurs et je n’y ai plus repensé.

Ce matin, en lisant un billet d’Emilie sur i came to run, je me suis décidée à creuser le problème davantage. Emilie vient de lancer un défi séduisant, auquel j’ai décidé spontannément de me joindre. Dans le cadre du projet embrace:me (lui aussi admirable, d’ailleurs), elle propose de prendre soin de soi de manière concrète et quotidienne durant les 30 prochains jours.

The premise of the Challenge is simple: do one thing every day that is good for you.  This can be choosing to step outside your comfort zone to do something that will ultimately be positive, eating a balanced meal, going for a run, doing yoga, going to sleep half an hour earlier than usual… […]  Hopefully, this helps to develop a habit of semi-automatic care-taking; if it becomes something that is second-nature and doesn’t really require any thought, then all the better.

Sympatique, non? Le défi me charme tout particulièrement, parce qu’il oblige en quelque sorte à réfléchir à la manière avec laquelle on se comporte à son propre égard. J’essayerai évidemment de porter mon attention sur les choses qui restent souvent, pour ne pas dire tout le temps, à l’état de projet dans mon esprit, comme de me glisser dans un bain chaud, de faire usage de mon divan (non, vraiment, je crois que je n’y passe pas plus de trente minutes par semaine), de faire une ballade pour prendre quelques photos, etc. J’essayerai aussi de prendre conscience de ce qui est déjà là dans ma routine et qui me fait du bien.

Si vous croyez que vous pourriez vous accorder plus d’attention et de sollicitude, allez faire un tour sur la page d’Emilie et joignez-vous au défi. Tout le monde y est invité, blogueurs et lecteurs. Je compte partager ici mes efforts et mes idées durant les 30 jours qui viennent, sous la forme de rubriques éclair. Dans 30 jours, lorsqu’on me conseillera de prendre soin de moi, je devrais comprendre de quoi il s’agit.

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