En forme de femme


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Heureux lendemains

Le mois de juin en est déjà à son cinquième jour, mais puisque j’ai entendu dire qu’il vaut mieux tard que jamais, je lance mon défi mensuel quand-même. Simple et efficace: faire suivre trois entraînements hebdomadaires par une séance de 15 minutes de travail au centre (core work). L’objectif est de stabiliser le corps en entier en solidifiant (dieu que j’aimerais que ce ne soit pas une figure de style) le centre.

Parlant d’objectifs… j’ai eu le temps de penser aux suivants. Je suis inscrite au demi-marathon de Montréal et je compte faire quelques compétitions de 5 et de 10 Km d’ici là. Ça commence ce dimanche au 5 Km de Rosemère en santé, que j’ai l’intention de courir tranquilement. Pour le demi-marathon, mon principal objectif est de finir en force, même si je continuerai de m’entraîner en fonction d’un chrono de 2h15. J’ai décidé de suivre le plan de Jean-Yves Cloutier présenté dans son livre Courir au bon rythme.

En toute franchise, je le trouve ennuyeux, ce plan (le goupe B: Zzzzzzz). Plusieurs aspects me dérangent. Il est peu varié (pas de travail dans les côtes, séances d’intervalles monotones); il fonctionne à partir du temps des sorties plutôt que de la distance (courir 70 minutes plutôt que courir 12 Km, par exemple); il ne compte pas de sorties au rythme de compétition. Mais ce plan a fait ses preuves et je veux m’assurer de faire un entraînement bien balancé. Je commence demain!

Ma semaine de récupétation s’est bien déroulée, mais je me suis rendue à l’évidence: il faut à tout prix que je règle les comptes à cette vilaine dette de sommeil. Première priorité, comme dirait notre premier ministre…

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Compétition: demi-marathon d’Ottawa 2011

J’aime participer à des compétition de course parce qu’elles sont d’excellentes métaphores de la vie. On tente par tous les moyens d’en contrôler le déroulement et l’issue, mais on finit toujours par être aux prises avec bien des hasards, qu’il faut gérer et embrasser.

J’ai eu le plaisir d’atteindre un de mes buts lors de cette compétition : battre mon dernier temps pour la même distance. J’ai complété la course en 2 heures 24 minutes et des poussières, 13 minutes en dessous de ma dernière performance (en 2008), mais malheureusement bien au-delà de ce que j’aurais souhaité (sous les 2h15). Les conditions étaient désastreuses et l’expérience éprouvante, mais je suis fière d’avoir réussi à aller jusqu’au bout.

Durant les cinq jours précédant la compétition, j’ai été accablée par les allergies saisonnières. Yeux petits et larmoyants, bandeau terrible, congestion, toux, courbatures et fatigue extrême, j’ai passé mes journées comme un zombie et j’ai fait mes nuits à coup de 30 minutes de sommeil plus-que-léger. Vendredi, mon mal a fait son chemin vers mes bronches et j’ai commencé à faire de l’asthme. C’est à ce moment que j’ai décidé de passer à la pharmacie et d’en finir avec ce cirque.

Samedi matin, je me suis réveillée dans une meilleure forme (relative) et avec l’espoir de me sentir bien pour dimanche. Je me suis rendue comme prévu à Ottawa, j’ai récupéré ma trousse de coureur, encouragé ma cousine par alliance au 10Km et pris un sympathique repas en bonne compagnie. Malheureusement, l’agrément s’est terminé à ce moment-là. Les décongestionnants rendent légèrement nerveux, ce qui m’a valu une 4e nuit blanche de suite.

Dame Nature avait choisi d’intensifier les choses avec un taux d’humidité de 100%, particulièrement difficile pour les asthmatiques. Dans ces conditions, j’ai évidemment abandonné le projet de maintenir une allure de 6′15″/Km. J’ai suivi ma routine à la lettre, mais j’ai décidé, à la toute dernière minute, de ne pas porter ma ceinture cardiofréquencemètre ni ma ceinture d’hydratation (une décision que j’ai amèrement regrettée dès les premiers Km de la course). J’ai fait un échauffement de 15 minutes très doux et, heureuse de profiter enfin de mes 22 semaines d’entraînement, je me suis dirigée vers la ligne de départ.

L’ambiance était électrisante. Des miliers de coureurs attendaient le coup de fusil avec frénésie. Je me suis placée près du lapin de 2h15 en pensant que cela était raisonnable. Les trois premiers Km ont été rondement, mis à part le fait que j’avais la bouche complètement sèche. C’était la première fois qu’une telle chose m’arrivait. La première station d’eau a été bien accueillie. J’ai trouvé mon allure « plan B » (6′25″) sans problème et je l’ai maintenue jusqu’au dixième Km, que j’ai franchi en 1h05.

Dès le début de la course, j’ai senti que je travaillais fort pour mon allure, mais puisque les médicaments brouillaient mes sensations et que je n’avais pas de lecture de ma fréquence cardiaque, je ne savais pas à quel point. À partir du Km 8, les choses ont commencées à aller moins bien. Vraiment moins bien. J’ai eu des sueurs froides et cela m’a allarmé. Je n’avais pas du tout envie de me retrouver couchée sur le bord de la route à attendre l’ambulance. Je me suis donc dirigée vers le côté de la route au cas où j’aurais à marcher ou à arrêter. Avant que je ne passe le Km 9, j’ai frappé le mur. C’était beaucoup trop tôt pour cela et pour la première fois dans ma jeune vie de coureuse, j’ai voulu abandonner de toutes mes forces.

Mais je me suis accrochée. Au Km 10, il n’était absolument plus question de courser le lapin de 2h15; mon seul but était de me rendre le plus loin possible, au fil d’arrivée dans le meilleur des cas. Heureusement, c’est à ce moment que la pluie s’est mise de la fête. Je ne sais ce qui serait arrivé si ce n’avait été de cette pluie, qui a, au bout d’une dizaine de minutes, bien tempéré mon corps. Malgré tout, je dois avouer que je n’avais pas de plaisir. Je souffrais physiquement et c’était bien décevant de voir un si bel entraînement aboutir ainsi. Le lapin de 2h15 s’est éloigné de moi tranquillement, jusqu’à ce que je ne puisse plus le voir.

Pour faire taire mon désir d’abandonner entre les Km 10 et 18, j’ai fait preuve de beaucoup d’imagination. J’ai souvent touché le pendentif que mon mari m’a offert à la fête des mères pour entendre sa voix me dire que je pouvais le faire, que j’étais forte. J’ai pensé à mes beaux-parents qui étaient venus pour m’encourager, à Geneviève qui devait courir avec moi, à tous mes amis sur Dailymile, à Terry Fox, à mes proches qui sont malades, aux enfants à l’hôpital et à leurs parents qui donneraient tout pour échanger leur combat contre un demi-marathon dans des conditions difficiles. Le pathos au plancher pour ne pas flancher.

Au Km 15, j’étais entièrement trempée. Mes chaussures étaient comme de grosses éponges imbibées et je commençais à sentir cette vilaine ampoule que me fait parfois mon soutien-gorge de sport sur environ 10 centimètres au bas de mon thorax (note à moi-même: il est temps de le changer). C’est aussi à ce moment que j’ai commencé à sentir l’épuisement du haut de mon corps. Dès lors, j’ai eu plus de difficulté à supporter cet épuisement que celui de mes jambes, ce qui était à la fois étrange et frustrant.

Au Km 18, j’ai enfin vu mes beaux-parents et cela m’a été d’un incroyable réconfort. Les spectateurs étaient très nombreux à ce point du parcours. Ce sont certainement eux, avec leurs applaudissements, leurs encouragements, leurs pancartes, leurs perruques, leurs crécelles et leur énergie, qui m’ont aidé à me rendre jusqu’à la fin. Je l’ai franchi, ce fil d’arrivée. Faible, déçue et dans un état lamentable, mais je l’ai franchi. Une fois qu’on m’a enfilé la médaille autour du cou, cependant, une bonne partie de ma déception s’est envolée. Je n’étais pas venue pour un lapin, ni pour un chrono, ni pour impressionner qui que ce soit. J’étais là pour courir et c’est ce que j’ai fait.

Mon beau-père, plus tard, m’a confié ne pas comprendre la souffrance que s’imposent tant de coureurs. Il m’a dit: « Les bénéfices doivent être vraiment importants »; j’ai répondu: « Oui, vraiment ». Il était placé au Km 18 du demi-marathon, qui correspondait environ au Km 32 du marathon (le mur, le vrai). J’imagine qu’il a vu beaucoup de combats à ce point précis.

Si cette compétition avait été ma première, j’aurais peut-être eu la frousse, mais je sais qu’elles ne sont pas toutes comme celle-là. Je sais aussi que les 500 Km d’entraînement qui m’ont menés à cette compétition valaient toute la peine que je me suis donnée à courir les 21,1 Km. La prochaine sera meilleure et j’ai déjà hâte de m’y préparer.


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Le temps qu’il faudra

Demain, 3 janvier 2011, nous reviendrons tous à nos moutons. Boulot, garderie, école, tout rentrera dans l’ordre. Mais quel ordre, au fait? Le brouhaha du temps des fêtes nous a étourdis, et rien ne dit que nous voulons reprendre les choses telles qu’elles étaient.

Durant les dernières semaines de décembre, un de nos bons amis s’est battu pour sa vie aux soins intensifs de l’hôpital Sacré-Coeur, à la suite d’une crise de diabète aiguë. Je vous épargne la leçon de vie. Durant ces mêmes semaines, nous avons eu la chance de recevoir et de visiter quatre couples d’amis qui nous sont chers, mais que nous voyons assez peu finalement, avec lesquels nous avons passé de très agréables soirées.

Pour aller droit au but, je dirai que la période des fêtes a été une sorte de wake-up call sur la valeur et l’importance des moments passés entre amis. On s’entend souvent dire qu’avec nos « vrais » amis, on n’a pas besoin de se voir souvent, que tout est là et survit malgré la distance et le temps. C’est vrai. Mais on oublie que le temps passé avec eux est du temps de détente et de partage.

J’ai déjà dit que je prenais des résolutions pour l’année 2011. C’est maintenant le moment de les partager. En vrac:

(1) Suivre le plan d’entraînement pour le demi-marathon jusqu’au 29 mai et  en préparer un autre ensuite, idéalement pour Philadelphie (en novembre);

(2) Entretenir mes amitiés de manière plus soutenue (et pas seulement dans le monde virtuel);

(3) Embrasser tout le temps dont je dispose, plutôt que de regretter le temps imaginaire dont j’ai toujours l’impression d’être dépossédée. En principe, cela constitue surtout un changement d’attitude, mais concrètement, cela revient à mieux planifier et à mieux gérer mon temps;

(4) Travailler à la santé financière de notre famille au meilleur de mes connaissances et de mes capacités;

(5) Désencombrer et organiser toutes les pièces de la maison pour en faire un meilleur environnement;

(6) Recevoir ce que les gens autour de moi ont à m’apprendre, à commencer par mon enfant;

(7) Ne cumuler aucun frais de retard à la bibliothèque (personne au monde n’échoue plus lamentablement que moi à cette simple tâche).

J’ai déjà pensé aux moyens concrets nécessaires à la réalisation de la plupart de ces résolutions. Pour les autres, plus « intérieures », je tâcherai de me les rappeler souvent. Rien ne presse, 363 jours sont encore devant moi. D’une manière ou d’une autre, ces résolutions impliquent toutes un solide ancrage dans le présent. Elles se réalisent dans le temps, à condition, justement, qu’on habite ce temps.

 

 


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Demi marathon d’Ottawa: le plan

Crédit photo: Victah Sailor

L’année tire à sa fin, c’est le temps des bilans et des résolutions. J’aime les bilans, qui rappellent nos bons coups et tracent le chemin encore à parcourir – même si dans le processus, se souvenir et espérer comptent peut-être plus que le contenu. J’aime moins les résolutions, parce qu’elles sont si difficiles à tenir. Je les ai boudées durant quelques années, prétextant qu’elles ne sont bonnes qu’à abandonner (ce que les années précédentes n’avaient pas manqué de prouver), mais ce n’est pas l’attitude que je souhaite adopter en faisant mes premiers pas dans l’année 2011.

Avec 365 jours, on peut faire beaucoup, et cette perspective m’enthousiasme énormément. Puisque je suis à mon meilleur dans un contexte bien structuré, j’aime planifier ce qu’il y a à faire. Et cette année, une des choses à faire est le demi marathon d’Ottawa. Je me suis inscrite il y a quelques semaines et depuis, je pense souvent à l’entraînement qui m’y mènera.

Pour préparer le marathon de Philadelphie en 2007 (mon premier et mon seul jusqu’ici), j’ai suivi un plan d’entraînement pour débutant proposé par le magazine Runner’s World. J’étais terrorisée à l’idée de courir 42,2 Km et je doutais franchement de ma capacité à le faire, alors j’ai suivi le plan à la lettre, ou presque, et il a bien rempli ses promesses.

Lorsque je me suis inscrite au demi marathon d’Ottawa en 2008, j’avais meilleure confiance et la distance ne m’effrayait plus (un demi marathon, c’est deux 10Km et un petit sprint, non?) Puisque la vitesse n’a jamais été ce qui m’attachait à la course, les conséquences de cette confiance ont été plutôt négatives. Je n’ai pas suivi le plan, pêché comme son précédent dans les pages du magazine Runner’s World: j’ai sauté beaucoup d’entraînements, je ne me suis pas nourrie comme j’aurais dû, je n’ai pas travaillé avec un véritable but en tête. J’ai terminé la course, mais je n’ai pas rencontré ma victoire.

C’est pour cette raison que j’ai décidé de refaire le demi d’Ottawa en 2011. Je brûle de me remettre à l’entraînement, mais je reviens d’une  pause de deux ans. Je suis redevenue une débutante. Évidemment, j’ai quelques kilomètres dans les jambes et je sais au moins un peu où je m’en vais, mais puisque je reviens de loin, autant dire que je recommence à zéro.

Pour faire de cette course un succès, j’ai décidé de préparer mon propre plan d’entraînement, basé sur mes lectures et ma forme actuelle, mais surtout sur le type d’entraînement auquel j’ai envie de me soumettre. Il s’agit d’un plan de 4 courses par semaine, qui alterne des phases de travail spécifique et des périodes de récupération, et qui intègre des sessions de musculation, la pratique du yoga (dont je ne pourrai plus jamais me passer) et une journée de congé.

Il fait 22 semaines en tout, ce qui peut sembler interminable pour un demi marathon, mais dans ma situation, il faut ajouter les distances avec intelligence pour prévenir les blessures. Mes résolutions pour l’année 2011? Suivre le plan. Faire la course. Sourire en faisant l’un et l’autre. (Et beaucoup d’autres choses, qui n’ont rien à voir avec tout ça.)

Le voici donc, ce plan. (Pardonnez le jargon et l’anglais.) Si vous avez des commentaires ou des suggestions, il me fera plaisir de les lire.

Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche Total
1 5Km 

easy

XT 5Km 

easy

Yoga 5Km 

easy

5Km 

easy

Rest 

Stretch

20Km
2 5Km 

easy

XT 5Km 

easy

Yoga 5Km 

easy

6Km 

easy

Rest 

Stretch

21Km
3 5Km 

easy

XT 6Km 

easy

Yoga 5Km 

easy

7Km 

easy

Rest 

Stretch

23Km
4 5Km 

easy

Core 5Km 

easy

Yoga 5Km 

easy

5Km 

easy

Rest 

Stretch

20Km
5 5Km 

tempo

XT 6Km 

easy

Yoga 5Km 

easy

8Km 

easy

Rest 

Stretch

24Km
6 5Km 

tempo

XT 5Km 

quality

Yoga 5Km 

easy

10Km 

easy

Rest 

Stretch

25Km
7 6Km 

tempo

XT 5Km 

quality

Yoga 5Km 

easy

10Km 

easy

Rest 

Stretch

26Km
8 5Km 

easy

Core 5Km 

easy

Yoga 5Km 

easy

7Km 

easy

Rest 

Stretch

22Km
9 6Km 

tempo

XT 5Km 

quality

Yoga 5Km 

easy

12Km 

easy

Rest 

Stretch

28Km
10 6Km 

tempo

XT 6Km 

quality

Yoga 5Km 

easy

13Km 

easy

Rest 

Stretch

30Km
11 7Km 

tempo

XT 6Km 

quality

Yoga 5Km 

easy

14Km 

easy

Rest 

Stretch

32Km
12 6Km 

easy

Core 7Km 

easy

Yoga 5Km 

easy

10Km 

easy

Rest 

Stretch

28Km
13 8Km 

tempo

XT 6Km 

quality

Yoga 5Km 

easy

15Km 

easy

Rest 

Stretch

34Km
14 9Km 

tempo

XT 6Km 

quality

Yoga 5Km 

easy

16Km 

easy

Rest 

Stretch

36Km
15 9Km 

tempo

XT 7Km 

quality

Yoga 5Km 

easy

17Km 

easy

Rest 

Stretch

38Km
16 10Km 

easy

Core 6Km 

easy

Yoga 5Km 

easy

13Km 

easy

Rest 

Stretch

34Km
17 10Km 

tempo

XT 6Km 

quality

Yoga 5Km 

easy

18Km 

easy

Rest 

Stretch

39Km
18 10Km 

tempo

XT 7Km 

quality

Yoga 5Km 

easy

18Km 

easy

Rest 

Stretch

40Km
19 10Km 

tempo

XT 7Km 

quality

Yoga 5Km 

easy

20Km 

easy

Rest 

Stretch

42Km
20 10Km 

tempo

Core 8Km 

easy

Yoga 5Km 

easy

15Km 

easy

Rest 

Stretch

38Km
21 6Km 

tempo

Yoga 6Km 

easy

Yoga 5Km 

easy

13Km 

easy

Rest 

Stretch

30Km
22 5Km 

easy

Rest 

Stretch

5Km 

easy

Rest 4Km 

walk

Rest 21.1Km 35Km