En forme de femme

Une perte, un gain

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Nous avons rendu dernièrement notre voiture de location. Au moment de signer le contrat, il y a quatre ans, nous voulions faciliter nos transports en dehors de la ville et avec le petit en gestation. Peu après, nous déménagions dans les Basses-Laurentides. Nous ne vivons pas au bout d’un rang obscur dans les champs de maïs. Le transport collectif est bien installé, ici. Dix minutes de marche nous séparent de la gare, où un train de banlieue nous mène sur l’île de Montréal en vingt minutes. Les bus vont partout, même si en dehors des heures de pointe, leur passage se fait à l’heure.

Nous avons fait le pari, en nous installant, de tenir le plus longtemps possible avec une seule voiture. Trois saisons sur quatre, c’est une joie de se déplacer à pied et à vélo entre la gare, la garderie, l’épicerie et la maison. Mais les cinq kilomètres à marcher de bonne heure pour déposer le petit à la garderie et les cinq autres plus tard en après-midi, pour le reprendre, sont moins drôles durant l’hiver. Sans compter tous les autres petits déplacements utilitaires qui, à force de s’accumuler à 15 degrés sous zéro, prennent tout à coup la forme de grands projets.

Une dizaine de mois après notre déménagement, inévitablement, la famille de tôle s’est agrandie – mais par la voie ainée, « usagée ». C’était commode et nous en avons profité.

La fin du contrat de location nous a fait réfléchir à nos véritables besoins et au prix de la commodité du point de vue de notre budget et du point de vue de la consommation en général. Les délibérations ont été brèves. Nous nous entendons très bien sur le fait que cet argent pourrait servir à voyager et qu’une voiture de moins sur la route est toujours un gain. Même si j’ignore encore ce que la vie me réserve au-delà de mes études doctorales, je sais déjà que je ferai tout pour trouver un emploi qui ne nous obligera pas à faire l’achat d’une autre voiture.

Nous refaisons donc le pari de la voiture unique. Notre emploi du temps s’est reconfiguré et il se peut très bien que nous tenions plus longtemps cette fois-ci.

Notre portefeuille s’en portera mieux, sans doute. L’air aussi, peut-être. Chose certaine, le petit est ravi de se ballader à vélo depuis quelques jours. Et moi aussi.

Quand il fera mauvais et quand il recommencera à faire froid, les déplacements se compliqueront à nouveau. Je le sais. J’aurai besoin d’un peu plus d’organisation, d’une paire de mitaines supplémentaire, d’un parapluie dans mon sac et certainement de beaucoup de patience. Mais j’ai bien l’intention de gagner mon pari. Et en attendant, c’est le printemps.

Une réflexion sur “Une perte, un gain

  1. Wow, c’est super! Je t’envie d’avoir ça tout près! Je m’ennuie du temps où je restais à Montréal et je roulais sur les pistes cyclables jusqu’au travail… Par contre, je ne regrette aucunement notre déménagement! Je n’ai pas le choix de prendre ma voiture mais moi aussi je me déplace à pieds ou à vélo dès que je peux me contenter de rester dans les parages durant une journée.🙂

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