En forme de femme

3 choses que j’ai apprises en courant cette année

14 Commentaires

1. Le plaisir de courir en bonne compagnie

L’idée de parler en courant m’avait toujours paru farfelue : courir est déjà un défi pour l’asthmatique que je suis. Il ne s’agissait pourtant que de trouver mon allure et… des compagnons. J’ai été choyée. Plusieurs amis qui me sont chers se sont mis à la course et j’ai rencontré sur DailyMile des coureurs exceptionnels qui ont bien voulu partager quelques kilomètres avec moi. Certains sont venus m’accompagner sur mes parcours habituels, d’autres m’ont fait découvrir les leurs. J’ai eu la chance de participer à une compétition de 5 Km avec ma petite sœur, j’ai fait des dizaines de sorties avec mon amoureux et j’ai aussi chanté l’alphabet un nombre incalculable de fois en poussant mon petit prince dans le Babyjogger. J’ai toujours aimé l’aspect solitaire et méditatif de la course, mais je suis ravie de pouvoir enfin profiter de son pan social.

2. Courir comme un enfant

J’ai couru en ville pendant des années, sur les trottoirs et dans les parcs. Cette année, j’ai fait mon baptême de course dans les sentiers. Un véritable coup de cœur. Si la course est déjà le purgatif de tous mes maux, elle est particulièrement apaisante lorsque je longe le bord de l’eau ou que je me faufile entre des masses d’arbres. En même temps, la surface irrégulière et souvent semée d’obstacles met mon esprit sur le qui-vive comme jamais la route ne le fait. J’ai le sentiment de jouer dehors.

3. Viser juste

Je pense avoir un sens plus aiguisé de la manière avec laquelle je dois fixer mes objectifs, tant à l’échelle de la compétition qu’à celle de la saison. Après mon difficile demi-marathon à Ottawa, j’ai en effet voulu comprendre les raisons « profondes » qui me jettent plusieurs fois par semaine sur la route. J’ai conclu que l’ambition me réussit mal. En vérité, la course est peut-être le seul secteur de ma vie dans lequel je ne ressens pas une impulsion d’excellence; je considère qu’il s’agit d’une activité gratuite dont l’unique fonction est de me faire du bien. Me fixer des objectifs ambitieux et générer l’impératif de la performance est donc la pire direction que peut prendre ma pratique. Je suis une coureuse bienheureuse, tout simplement. Certains trouvent dans la course l’occasion de se dépasser; j’y ai plutôt découvert un moyen d’apprécier ma place au soleil.

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14 réflexions sur “3 choses que j’ai apprises en courant cette année

  1. J’aime beaucoup te lire. J’ai trouvé ton site par hasard et je ne me lasse pas.Tes textes m’amène à réfléchir et à me questionner sur ma pratique, mon rapport à la course et ils me motive aussi. WOW! merci pour tout ça

  2. J’aime beaucoup ton troisième point. La performance ne doit pas être un impératif. Ça peut venir en s’amusant. Sinon, tant pis. On continue à courir parce que ça nous fait du bien.

  3. Oh oui ! Moi aussi, j’aime ton 3e point !!! Le propos est différent, mais à quelque part, ça rejoint le post de Cours Véronique Cours – no pain no gain bullshit. Il y a vraiment de tout dans la communauté des coureurs et plusieurs semblent oublier l’importance de la motivation interne et du respect de soi (physiquement ET mentalement).

    C’est ma première année de course alors, je fais des essais et des erreurs qui me permettent de mieux comprendre quel genre de coureuse je suis… .J’en conclus que ce qui m’importe le plus, c’est le plaisir que j’ai à courir et à me donner des objectifs juste pour moi. Parfois, du pur plaisir pour « jouer dehors » dans la nature comme tu dis. Parfois une retraite solitaire pour gérer mes débordements affectifs – colère, tristesse et autres. Parfois, un trip vraiment particulier de partir courir avec mon chum ou ma grande fille de 10 ans pour un 5k relax. Parfois aussi, une envie de me dépasser qui me fait entreprendre des parcours de fou entièrement en remontées !!! Mais, surtout, pas d’idée fermée sur ce que devrait être mon rapport à la course, si ce n’est ce contrôle interne auquel je tiens impérativement. Se préserver des pressions extérieures… inutile de se comparer aux autres, n’est-ce pas ? 😉

  4. De mon côté c’est le point deux qui m’interpelle le plus.
    L’énergie qui se dégage dans une forêt est si magique en plus.
    Beau texte comme toujours Sonia!

  5. Toujours bon te lire. Tes propres réflexions, nourrissent comme une gentille maman, les miennes! Courir c’est du gros bonheur, suffit de découvrir où se trouve le nôtre, dans les différentes (et multiples) facettes de notre sport. Assurément, tu as trouvé les tiennes. Bonne continuation et espérant qu’il se cache aussi ailleurs et que la découverte soit toujours là!

    • Voilà bien une chose que j’adore de la course: elle m’apprend toujours quelque chose de nouveau. Cela fait plus de 10 ans que je cours et chaque année est différente. Je suis convaincue que je n’ai pas fini de faire des découvertes!

      • 10 ans! Wow! J’ai bien des croutes à manger alors (et des tonnes de découvertes qui m’attendent). Bravo Sonia, tu es inspirante 🙂

  6. Je suis bien d’accord avec toi sur c’est trois points !!!
    C’est très plaisant te lire ! Continue ! =)

  7. Super beau texte ma So! J’aime te lire, parler de course et, évidemment, courir avec toi!

  8. Femme, tu inspires… à aller jouer dehors sans aucun désir de réellement savoir ce qu’on y fera ; laissant au soleil son rôle d’illuminer l’instant présent.

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