En forme de femme

Insulte et compliment

24 Commentaires

Ce mardi, alors que je reprenais le chemin de la maison pour terminer une course tranquille et que, séduite par l’idée d’emprunter le sentier de la mare aux canards, je profitais de l’air frais du mois de novembre, on m’a insulté. Je suivais trois adolescents qui venaient de descendre de leur bus scolaire et qui tapageaient autour d’un meuble abandonné aux ordures. Le plus grand a lancé un tiroir en l’air, les deux autres ont ri, puis ils se sont tous les trois ballottés en échanges mi-tirailleurs mi-amicaux. Lorsque je les ai dépassés, l’un d’eux m’a crié : « Fat booty! »

Mon réflexe aurait été de lever les doigts d’honneur  – les deux – mais j’ai entendu depuis le creux de mes souvenirs la voix de ma mère, comme aux tristes jours où on m’intimidait à la petite école et à la polyvalente : « Ignore-les. » J’ai donc laissé mes majeurs là où ils étaient et j’ai continué mon chemin, un peu troublée. Mais je n’avais pas encore fait quatre enjambées que le crieur, pensant que peut-être je ne l’avais pas entendu, a pris soin de me renvoyer son message, plus fort et plus convaincu.

J’ai beau avoir enduré des années de ricanements et d’humiliations, j’ai beau avoir une indulgence infinie pour les adolescents et un esprit critique, je crois, assez fin pour savoir que ce jugement n’était ni valable ni recevable, je me suis immédiatement mise à me désoler de mon popotin. Je savais que ma mère avait encore raison, vingt ans plus tard, et qu’il ne valait pas la peine de bouger une phalange pour répondre à de telles idioties, mais en même temps je me sentais frustrée de ne pas m’être défendue.

Arrivée à la maison, j’ai raconté l’incident à mon mari et je lui ai confié que j’espérais de tout cœur que notre fils ne dirait jamais de telles choses à des étrangers. Puis j’ai pensé à mes débuts de coureuse, alors que je sortais le soir ou que je me rendais à la piste aux heures où elle était déserte, cherchant à éviter le regard des autres, qui pensaient certainement – c’est ce que je m’imaginais – que j’étais trop ceci ou pas assez cela pour faire ce que je faisais.

J’ai déjà raconté qu’à Philadelphie, un chauffeur de taxi avait été surpris d’apprendre que j’allais courir un marathon parce que, m’avait-il dit, les marathoniens étaient habituellement très minces. Je me souviens de ces mots comme s’il me les avait dit hier matin, parce que c’était précisément ce jugement que je redoutais, moi qui me sentais déjà comme un imposteur et qui avais du mal à me convaincre que j’étais, moi aussi, une athlète.

Un billet de Ben Davis m’a rappelé ces épisodes gênants, mais surtout l’importance de dire et de redire tout le bien que nous pensons, entre nous, de l’effort des autres. Dans son billet, Ben, qui est passé de l’obésité morbide et de la dépression aux Ironman et à la couverture de Runner’s World, raconte à quel point il redoutait, lorsqu’il a commencé à courir, les jugements de ceux qu’il croisait sur la rue. Et comment il a fini par comprendre qu’il n’y a aucune honte à prendre sa vie en main, quel que soit le point de départ.

En dix ans, ma crainte d’être jugée a été justifiée à au moins deux reprises. Mais combien de personnes ont pensé, en me voyant courir, que j’avais du courage de sortir sous la pluie, à 20 degrés sous zéro, avec mon fat booty ou en poussant mon petit dans le Babyjogger? Combien se sont dit « Tiens, je devrais sortir moi aussi »? Combien, encore, ont trouvé tout à fait normal de me voir courir, au point de ne pas même me remarquer? Des tas, assurément. Et je les remercie.

Nous sommes des athlètes. Le poids corporel, la silhouette, la vitesse et le style n’ont rien à voir avec ce statut. Tous les entraînements et tous les efforts comptent et méritent des compliments. Que ceux qui ne souhaitent pas exprimer ces compliments se taisent.

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24 réflexions sur “Insulte et compliment

  1. Il ne faut pas s’en faire car dans quelques années, tu pourras visiter en prison ces 3 jeunes morveux, si tu y tiens bien sûr.

  2. Moi ce qui me fascine c’est à quel point leur vision de ce qui est « gros » est tordue. Mon interprétation: Ces crétins attendaient juste qu’une fille passe pour l’injurier. Tu peux courir la tête haute. Eux, s’ils continuent à lancer des tiroirs et à balancer des insultes misogynes aux femmes qui passent, ils vont finir dans une auto de police. Et cela sera très bien.

  3. Je trouve ça tellement triste. Tout d’abord, c’est triste parce certaines personnes (et pas seulement des jeunes) manquent de conscience morale et de conscience des autres. C’est tellement désolant. Ce qui est encore plus navrant, c’est qu’ils se gratifient en disant ce genre de choses…
    Deuxièmement, qu’un commentaire tel que celui que tu as reçu soit dirigé vers moi, je verrais un peu mieux le rapport… mais vers toi…???? Heu…. Non seulement c’est méchant, mais c’est en plus non approprié.
    Troisièmement, j’ai moi-même eu très peur du jugement, j’en ai d’ailleurs encore très peur aujourd’hui. Dans mon coeur, dans ma tête, dans mes «exploits» et dans mon corps, je me sens une athlète; mais je crains toujours que mon poids affecte ma crédibilité dans les yeux d’autrui, j’y suis sensible. Le genre de commentaire que tu as reçu m’attriste.
    Et j’ajouterais que c’est tellement faux d’associer minceur et athlétisme car combien de millions de personnes minces sont en réalité en très mauvaise forme physique.
    Enfin…. J’aimerais pouvoir dire comme ta mère «Ignore-les». On voudrait rationnaliser et se dire qu’on est athlètes malgré ce qu’ils peuvent dire à travers leurs ignorance ou leur inconscience, mais n’empêche que ça fait mal par où ça passe.
    Moi je sais que tu es une athlète et je souris à l’idée que les jeunes que tu as croisé se feraient tellement clancher s’ils mesuraient leur forme avec la tienne!

  4. Les petits morveux!!
    Une autre preuve qu’il faut rester forte, même passé la petite école, secondaire, etc.
    Ne t’empêche jamais, au grand jamais de faire ce que tu veux de peur du jugement tordu de ce genre de personnage.
    Je travaille dans le public et moi aussi je me suis fait insulté sur mon apparence et ce, par une homme d’un certain âge, plus de 50 ans.
    Tout ça pour dire qu’il y a des cons dans toutes les catégories d’âges donc ce ne seront malheureusement pas les derniers morons que nous croiserons.
    Juger quelqu’un sur son apparence démontre tellement le manque d’intelligence. On peut travailler notre silhouette, grossir ou maigrir, c’est selon, mais eux, pas moyen « d’upgrader » leurs cerveaux.
    Passe une belle journée Sonia.

  5. Peu importe ce qu’on fait ou de quoi on a l’air, il y aura toujours quelqu’un pour trouver que ça ne va pas. Souvent, et pour ne pas dire TOUJOURS, on peut voir dans l’insulte que la personne nous adresse un reflet de ses propres problèmes. Quand des gens me disent que ce que j’écris est nul, je me dis tout de suite « tiens, encore un qui se demande pourquoi mes affaires marchent et pas les siennes ». Il faut quasiment arriver à ne rien prendre personnel dans ces situations! Moi, quand je lis ton billet, je me dis « tiens, un insécure qui veut impressionner ses amis » – comme Geneviève, je pense qu’ils auraient insulté n’importe quelle fille.

    Moi aussi ça m’arrive de me faire crier des trucs quand je cours mais too bad, avec mes écouteurs, je n’entends rien et ça me fait rire à chaque fois! 😉

    Bref, les chiens aboient, l’athlète passe!

  6. J’ai eu la chance jusqu’à présent de faire quelques courses (210 dont 23 Marathons) dans le Monde et il est difficile d’imaginer que certaines ou certaines puissent courir (vite ou lentement) mais simplement courir tellement ils sont grands, minces, gras, gros ou qui sait handicapés peut être mais ils sont là et bien là et c’est çà qui fait leur force.
    J’ai un souvenir d’une course en région parisienne où une fille s’était fait raillée parce qu’elle avait des jambes difformes du fait d’une maladie, j’ai serré les dents un peu comme toi pour ne pas aller lui en mettre un dans la figure.
    Ignorons tous ces abrutis, tous ceux qui sont jaloux ou plus simplement méchands de nature et continuons notre route vers notre bonheur à nous tout simplement!

  7. Je suis dodue.
    Des ricanements, des coups d’oeil en coin, des klaxons moqueurs,des propos railleurs et insultants, je connais.
    Dans la mesure du possible, je n’y réponds pas même si ça me démange et me vexe énormément car je le prends toujours au 1er degré avant de me dire que ouf, ce n’est pas si grave. Pas facile mais j’y arrive.
    Maintenant, je penserai à la fin de ton texte car oui, il doit bien y avoir des personnes que je croise qui se dise « Chapeau, elle ose elle au moins et elle se bouge ».
    Merci Sonia.

  8. Ce garçon ne cherchait qu’une réaction…ce qu’il a dit avait pour seul but de te faire réagir et par le fait même, faire rire ses copains. Bien sur, il a décidé de dire ce qu’il croyait être la chose idéale pour faire réagir une femme…tu as bien fait d’écouter les paroles de ta mère dans ce cas…car il aurait réussit. C’est vraiment très triste de voir que ces ados n’ont rien de mieux à faire que de détruire des choses et des personnes pour s’amuser…très triste.

    J’ai beaucoup aimé ton texte et je suis totallement d’accord avec toi…la plupart des gens qui nous voient courir doivent se sentir inspiré…en tout cas, moi ça m’inspirait et ça m’inspire toujours!

  9. Ben Davis c’est une inspiration pour moi et j’étais content pour lui qu’il fasse la couverture du dernier Runner’s World (d’ailleurs il s’était plaint que c’était trop souvent des hommes ou femmes blancs minces sur la couverture et pas assez souvent des gens « ordinaires »). Tout comme lui, j’ai perdu beaucoup de poids en moins, en courant, et un jour je veux courir mon 1er marathon. Cependant, j’ai encore bien du chemin à faire.

    En lisant ton billet, c’est venu beaucoup me chercher, parce qu’encore, je cours dans la rue le soir (pour la noirceur) et le jour tôt, dans des parcours méconnus pour croiser le moins de gens possible. Quelques fois, il m’arrive de croiser des ados et j’ai peur de recevoir le genre de commentaire que tu as eu. J’imagine qu’au fur et à mesure que je vais courir, je vais prendre de l’assurance et apprendre à les ignorer aussi. Bref, je comprends très bien ta frustration, moi, ma réaction aurait été impulsive et ça aurait été le doigt d’honneur spontané, mais ça leur aurait sans doute juste fait plaisir!

  10. Bel bande d’idiots si tu veux mon avis. tout à fait injustifié si tu le veux une deuxième fois… Prendre le temps de sortir pour prendre soin de soi est un « statement » – un doigt d’honneur à tous ceux qui ne comprennent pas pourquoi on le fait. Tu es sûrement l’une des plus belles personnes que je connaisse. À la lecture de ton billet, tu es sûrement l’une des meilleures!

  11. Le week-end dernier ma collègue de travail et sa soeur ont complété le ironman de Panama city en Floride. Il y avait 2900 personnes inscrites à la compétition, de tout les genres, petits, plus enrobés, agés…En regardant ces gens réussir une des épreuves les plus difficile qui soit, Anne-Marie a eu un commentaire très juste:

    – Un Ironman, c’est une compétition ou pleins de gens ordinaire accomplissent quelque chose d’extraordinaire.

    Alors je préfère encourager les gens ordinaire, ils ont à mes yeux tout mon respect d’avoir la volonté de poursuivre malgré des remarques tout à fait non justifiée.

    MC

  12. Les premières fois où j’ai couru, c’est clair, il faisait noir, j’étais dans les ruelles et j’évitais les lampadaires… Dire comme j’ai évolué depuis !! Je ne suis pas à faire un marathon, ma plus longue distance est un 10 km un soir où je me sentais bien en forme, mais disons que j’ai changé mon attitude. Oui, bien sûr, il y a de petits cons comme ceux que tu as rencontrés. Mais quand je cours, je suis tellement fière de moi et je me dis que ce n’est pas tous les petits cons qui seraient capable d’en faire autant. Et ce peu importe si leurs culs sont plus petits que le mien ou non. Courir, c’est quelque chose ! Alors, il faut être fière de nous. Et pour tous les petits cons de ce monde, il y a probablement beaucoup plus de gens sympas qui sont impressionnés de nous voir aller.

  13. Ma belle Sonia, Je suis si contente que tu ne te sois pas abaissée en répondant à ce jeune sans cervelle!
    Moi , je trouve que tu es vraiment belle et que tu as de vraies formes de femme .Une chose certaine, c’est que tu es loin d’être grosse, je te trouve fantastique!
    Tu inspires beaucoup de gens autour de toi, à commencer par moi!
    Je me suis inscrite au gym Mathers aujourd’hui et aussi à la piscine.
    Il n’y a personne qui m’encourage en ce sens mais moi je sais que c’est très bon pour moi, pour mon moral, mon body et aussi ma santé. Même si quelqu’un me disais des insultes, elles passeraient bien au-dessus de ma tête. Ta mom qui t’aime xoxo

  14. Je ne pourrais dire mieux que tous ses commentaires.
    Nos mères sont allées à la même école … pour avoir moi aussi eu à faire face aux commentaires poche plus jeune, j’ai ignorée fort fort toute ma vie. L’indifférence c’est plus fort que les réactions. On pense se défendre en réagissant mais c’est exactement ce que les petits morveux veulent, une réaction. Tu as bien fait de continuer ton chemin. J’aurais pu l’écrire ce billet, comme bien des gens.
    Merci pour ce partage.
    Tu es une belle personne. Inside and out.
    xxx

  15. Bien souvent les adolescents veulent attirer l’attention avec leurs remarques blessantes. C’est normal d’être déstabilisée par de telles remarques. Par contre, ta réaction et ton analyse de la situation démontre hors de tout doute la grandeur de ta personne, Il faut être grand pour sortir courir jour après jour, semaine après semaine, mois après mois, année après année. Dans un peleton, il y a une grande variété de coureurs. Mais ils sont tous grands.

  16. Le billet de Ben Davis n’est pas passée inaperçue par chez moi non plus. Il m’a beaucoup touché et tout comme toi m’a beaucoup fait réfléchir (je suis une fan finie de Ben et sa démarche). Combien de fois j’ai retenu mon souffle en passant à côté des gens quand je courrais parce que j’avais l’air d’être trop à l’article de la mort s’ils m’entendaient respirer? Combien de fois j’ai accéléré quand je me sentais regardée? Combien de fois je me regarde dans le mirroir pour voir si j’ai l’air obèse avant de partir courrir? Combien de fois je me suis changée pour mettre un gilet plus long parce que je me trouvais bouboule? J’aimerais dire que je ne le fais plus mais c’est faux. Encore aujourd’hui je le fais régulièrement.

    Malgré tout ce beau self-talk, malgré qu’opn rationalise, se sort-on vraiment de ça? Honnêtement, je ne crois. On apprend à vivre avec, on ravale parfois nos larmes d’ado de 15ans et on passe à un autre appel.

    • Bonjour Sonia,

      Voici quelques semaines que je te lis et que je puise beaucoup d’inspiration dans tes réflexions. Cette fois, je ne peux m’empêcher de répondre… Définitivement, je trouve que tous les coureurs, marcheurs, cyclistes, etc qui se donnent la peine de s’engager dans une activité physique pour se faire du bien et se dépasser, pour prendre soin d’eux physiquement et mentalement méritent des compliments. Je cours moi-même depuis mai dernier et je ne me suis jamais sentie aussi fière de moi dans ma vie (ou peut-être dans mes bons coups comme maman…) Nous engager à sortir de notre petit confort et à relever nos propres défis, oui, ça fait de nous des champions! C’est cette certitude qu’il nous faut cultiver, elle aide à se protéger des commentaires et regards moqueurs…
      Un petit ajout pour toutes les femmes qui se questionnent sur leur allure avant de sortir courir, de grâce, soyez plus indulgentes envers vous et ne gâchez pas votre plaisir de bouger et de vous dépasser !

      Alors, bravo toutes et tous!

      Marie Soleil

  17. Y’a des gens qui sont « petits » dans leur manière d’être et de traiter les gens autour d’eux. Leur petitesse, tu dois l’ignorer, car ça ne ferait que leur donner l’impression qu’ils sont « grands » alors qu’il en n’est rien. Je comprend bien quand tu parles du passé et des traces que cela à laissé… je comprend tellement bien.

    Une grosse colle, tu es magnifique (du dedans et du dehors)!

  18. Je crois que lorsque l’on est plus que un, c’est facile de dire des conneries. Chacun d’eux ,seul, n’aurait probablement pas dit un mot. Même si c’est difficile d’ignorer ce genre de remarque, je reste convaincue que le mieux c’est de ne rien dire. Le silence est souvent bien plus dérangeant que les répliques. Pour preuve, ils ont du se répéter et plus fort pour être certains d’être entendus.

    Je ne suis pas mince, mais je suis en forme. Les gens s’imaginent que les athlètes sont tous des échalottes. Hey! bien! ce n’est pas le cas et surtout pas le mien.

    Soit fière de ton popotin. C’est lui qui en partie, te propulse lorsque tu cours. Et sais-tu quoi? Tu te lèves et tu le fais. Tu inspires les gens qui te voient courir à bouger. Personne ne viendra te le dire, mais c’est un fait. Chaque fois que je vois quelqu’un bouger, ça m’inspire.Chaque fois que je vois quelqu’un jogger, je suis fière d’eux. Je sais c’est quoi courir et je ne peux qu’admirer les gens qui le font.

  19. Quand nous ne répliquons pas, nous ressentons une sentiment d’inachèvement. On s’entend, ici, vous n’avez pas répliqué à ces jeunes parce que ça n’en valait simplement pas la peine. J’imagine les répliques spirituelles et bien senties qui auraient pu sortir de votre bouche. Plus insultant qu’un doigt d’honneur… La parole a cet effet et est bien souvent une arme redoutable. La preuve: ce commentaire vous a profondément heurté…
    Si vous aviez répondu «narrow minded» à ce «fat booty» asséné par deux fois, qu’est-ce que ça aurait donné de plus? Plus difficile d’élargir un esprit que d’amincir un popotin!
    Courez ma chère! Sans complexe!

  20. Quelles pestes! C’est plus fort que moi, je ne peux m’empêcher de penser que quelques claques leur auraient fait du bien. Je me crois pourtant anti-violence! La plupart du temps. Mais là…

  21. La belle insouciance de l’adolescence. La douce revanche de la trentaine les rattrapera bien au détour. 🙂

    J’ai eu mon conventum de 20 ans du secondaire cette année (ce qui trahi mon âge…). C’est « drôle » de voir les sportifs rendus avec des bedaines, les pitounes rendues dodues ou plissées. L’âge nivelle tout le monde. Après ça, c’est à chacun de prendre soin de sa santé. Quand je croise des ados qui se marrent de voir un gros courrir, je les imagine avec 20 ans de plus et je ris.

  22. Bonjour Sonia,
    Ça m’a pris quelque temps à réagir à ton billet, car je me voyais.
    Ma mère m’a toute ma vie dit : Laisse les faire. Je les laissais faire ces cons, mais crime que ça me blessait en dedans.
    Maintenant en tant qu’adulte, ça me blesse toujours autant et je les laisse faire encore. Des cons ils y en aura tout le temps. Ça fait pas longtemps que je parle avec les gens de mon entourage de la douleur que je ressens et j’aurais dû le faire avant, car je me suis découvert une arme en parlant avec les autres. Chaque fois que quelqu’un m’insulte de la sorte, il y a dans ma tête la petite voix de ma mère qui dit les laisse faire, mais il y a ma grande voix à moi (toujours dans ma tête) qui dit au moins moi je le fais et je suis capable ! Bang les cons viennent de s’écraser devant moi !

  23. A voir les commentaires ici, on dirait que ce qui t’es arrivé est une ‘spéciale femme’. Pourtant, j’ai du mal à croire que toutes soient grosses du popotin! Il y a beaucoup plus de chances que ce soit des ados un peu ramollos du cerveau qui aient voulu s’en prendre à quelqu’un et de préférence, une femme, c’est tellement faible une femme (grrr!!!).
    De toutes façons, ce genre de chose arrive toujours face à un groupe. On se sent tellement plus fort en groupe contre une femme.

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