En forme de femme

Reconfigurations spontanées

5 Commentaires

Tetris

Image via Wikipedia

Pendant que mon esprit est occupé à réfléchir aux enjeux profonds de ma crise de la trentaine (hum… hum), une autre partie de moi s’adonne à des reconfigurations miraculeuses, comme si du magma de souvenirs et de remises en question se détachaient les éléments les plus importants pour qu’ils soient mis tout naturellementen en pratique.

Je prends du repos.

Je me paie du bon temps en famille et entre amis.

Je suis gagnée par l’été, en quelque sorte. Étonnamment (ou pas, finalement), le repos et le divertissement ont redonné de la fougue à mon boulot, à mon entraînement et à mon humeur générale. À force de multiplier les repas copieux entre amis et les après-midi au bord de la piscine en famille, à force de partager ici un café, là un verre de vin, à force d’entreprendre des projets de rénovation et d’écouter des albums qui disparaîssaient sous la poussière (oui, de vrais disques compacts, avec des coffrets et des livrets), j’en suis venue à apprécier pleinement le temps passé en silence dans mes livres et devant mon ordinateur, et à tirer profit d’un régime d’exercice moins rigide et plus axé sur le plaisir.

J’ai fait mes 3 dernières sorties de course en bonne compagnie: un 10 Km dimanche dernier avec une vieille amie (vieille est l’amitié, jeune l’amie), une course tempo de 7 Km hier avec mon mari et un 6 Km tranquille sur un sentier ce matin avec un autre ami. Non seulement j’apprécie la présence de ces gens près de moi, je me réjouis d’avoir dans mon entourage autant de coureurs. Lorsque j’ai commencé à courir il y a plus de 10 ans, je me croyais seule au monde. Si cela n’avait été de ma lecture passionnée du Runner’s World, qui me rassurait sur l’existence de d’autres mordus de la course, j’aurais fini par croire que j’étais une bête un peu étrange.

Courir en compagnie, ce n’est pas seulement se donner rendez-vous et faire un parcours au même pas. C’est accorder moins d’attention à la montre pour partager un moment d’amitié, c’est ajuster les rythmes (de course et de vie) à un autre, c’est, en quelque sorte, partager l’effort. Que l’allure soit trop rapide ou trop lente par rapport à ce que prescrit le plan m’est tout à fait égal, puisque je gagne tant à partager l’effort, toutes natures confondues. Courir en compagnie donne pour ainsi dire un nouveau sens à ma vie de coureuse et me fait sentir en harmonie avec les raisons profondes qui me font mettre un pied devant l’autre depuis si longtemps.

Comme dit mon cher ami Guillaume: « L’important, c’est ce qui compte. »

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5 réflexions sur “Reconfigurations spontanées

  1. Bon repos, tu reviendras en force. A+

  2. Quel beau billet Sonia!!…. Et ton ami Guillaume est un grand sage…  »L’important, c’est ce qui compte »… Il a drôlement raison!!!! :o)

  3. Tu as tout à fait raison lorsque tu parles de partage. J’ai couru dans un club pendant des années. Par la suite, seul pendant une autre longue période. J’ai pu comparer. Courir avec d’autres nous permet de partager notre énergie. Ces entrainements sont plus efficaces autant au niveau physique que psychologique. Continue de profiter de ce bel été.

  4. Que c’est agréable de courir accompagné ! J’adore quand mon copain déroge de son plan d’entraînement pour venir partager un petit jogging avec moi !

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