En forme de femme

La vérité sur les DVD: la série

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Les puristes disent non et les préjugés sont tenaces: faire de l’exercice devant la télévision est un étrange paradoxe. Certes. Je dois avouer que j’étais plutôt sceptique moi aussi, mais les circonstances (horaire chargé, nouvelle famille) m’ont mené là un peu naturellement.

J’ai commencé à faire des routines d’exercice avec des DVD lorsque j’étais enceinte, surtout parce que mes genoux m’empêchaient de courir et que fréquenter le gym ne me disait rien. Je suivais une leçon de yoga prénatal par semaine et c’était tout ce que mon budget me permettait. C’était l’hiver, il faisait froid, je devais trouver quelque chose pour bouger et me garder en forme. J’ai fait de la recherche en ligne, j’ai lu des commentaires et j’ai commandé deux DVD. L’un était bien, l’autre un peu moins.

Après l’accouchement, mes genoux refusaient toujours de me laisser trotter et mes nouvelles obligations m’empêchaient souvent de sortir de la maison. Les routines à faire à la maison, pendant la sieste du bébé ou à des heures bizarres, m’ont en quelque sorte sauvé la vie. J’ai pris goût à la flexibilité que me donnaient ces « classes » à la maison et je m’en suis procuré d’autres.

Comme la plupart des coureurs amateurs, je consacrais trop peu de temps à la musculation. Les DVD m’ont ainsi réappris à intégrer dans mon régime d’exercice hebdomadaire des séances de musculation. Rien que pour cela, c’était un acquis important. J’avais déjà accumulé un peu d’équipement (des poids libres, une balle de stabilité, un matelas de yoga), alors tout s’est passé sans heurt.

La pratique régulière d’une activité physique est un grand défi. On sait tous que cela est nécessaire à notre santé et pourtant, les meilleures intentions du monde aboutissent souvent à l’échec. Pourquoi est-ce si difficile d’en faire une habitude? Les raisons sont nombreuses, mais tournent surtout autour de ces trois-là: horaires qui débordent, coût de l’abonnement à un gym et, évidemment, manque de motivation.

À cela, les DVD offrent des solutions. Plusieurs proposent des routines courtes (aussi peu que 10 minutes), qui misent sur l’intentsité plutôt que sur l’endurance. Après tout, 10 minutes, c’est mieux que rien du tout. Et il y a des chances pour qu’on ait la piqûre et que l’envie nous prenne d’en faire un peu plus, surtout lorsqu’on commence à ressentir les bénéfices.

Certains DVD demandent de l’équipement de base (un ou deux sets de poids libres et un matelas), mais d’autres proposent des routines où le poids du corps est la seule résistance nécessaire. Dans un cas comme dans l’autre, les coûts demeurent tout de même moins élevés qu’un abonnment au gym.

En ce qui concerne la motivation, il n’y a cependant pas de magie: il faut mettre le DVD dans le lecteur et enfiler des espadrilles. Il faut dire, par contre, que les entraîneurs qui enregistrent des DVD d’exercice sont souvent charismatiques, pleins d’énergie et par conséquent très motivants. (D’autres, on s’en doute, tapent un peu sur les nerfs.)

D’autres avantages? Inutile de se soucier de ce qu’on a l’air: personne ne nous voit. On peut faire une pause quand on en ressent le besoin. L’hiver, on s’évite le transport vers le gym et le frisson du retour, les cheveux encore humides.  Il y a beaucoup de variété: yoga, pilates, musculation classique, danse, cardio de toutes sortes, exercice sans impact, kickboxing, etc. Les entraîneurs expliquent bien la forme des mouvements pour nous éviter de forcer de travers, et ils proposent aussi des mouvements alternatifs, plus difficle ou plus faciles. Un des plus importants avantages: ils nous empêchent de faire et de refaire toujours les même exercices (les mêmes redressements assis, le même 30 minutes d’elliptique), qui, avec le temps et l’habitude, ne mettent plus notre corps au défi.

Deux inconvénients teintent un peu le paysage. Le premier est que la grande majorité de ces DVD proviennent des États-Unis et sont donc enregistrés en anglais. Certains offrent des traductions, mais le français est rarement au menu. Si on comprend l’anglais, cela n’est pas un problème; si on le comprend moins, ce pourrait être une occasion d’apprendre les parties du corps et les différents termes liés à l’exercice. On peu aussi se rabattre sur les DVD enregistrés en français, mais l’avantage de la variété tombe alors.

Deuxième inconvénient: on ne sait jamais trop sur quoi on va tomber, sauf si l’on prend le temps de lire les commentaires des utilisateurs sur différents sites et de les comparer. Et encore. Quel est le niveau de difficulté des routines? Quels types de variations propose le DVD? Doit-on faire la routine d’un bout à l’autre ou peut-on la fragmenter en parties cohérentes? Quel genre de personnalité a l’entraîneur? Quels sont les particularités des routines? Faut-il beacoup de coordination pour en tirer le maximum de bénéfices (certaines personnes en sont dépouvues et cela a pour elles beaucoup d’importance)?

Puisque j’ai déjà fait l’essai de plusieurs DVD et que je suis toujours à la recherche de nouvelles routines, je propose ici d’entamer la série « La vérité sur les DVD », qui répondra à ces questions et à celles qui surgiront en cours de route. Si vous avez envie de combattre vos excuses ou si vous vous décidez enfin à intégrer un peu de musculation ou de cardio à votre régime d’exercice hebdomadaire, cela pourra toujours servir.

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