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Conclusions
#1 J’aurai 30 ans cet été. Rien de très spécial, on me dira, sauf peut-être que depuis quelques mois, mes amis y passent un à un. Cette semaine seulement, j’ai célébré l’anniversaire de trois d’entre eux (en plus de celui de ma mère). Des amis de longue date, dont la présence me rappelle d’agréables souvenirs et que je me sens privilégiée d’avoir encore près de moi. Pour faire entrer toutes ces festivités dans l’horaire de la semaine, j’ai dû amputer ma semaine de travail de quelques heures, réduire ma charge d’entraînement et me privier d’un dimanche en famille, mais ces concessions vallaient la peine. J’ai ri de bon coeur et pas seulement un peu, ce qui m’a rappellé une fois de plus le pouvoir thérapeutique du rire.
#2 Il faut me rendre à l’évidence: le défi du mois de mars n’était pas un grand succès. L’objectif (ambitieux) était d’ajouter deux séances de musculation à mon programme d’entraînement, mais le mois s’est présenté de telle manière qu’il relevait du miracle de l’atteindre. En survolant mon journal d’entraînement, je constate en effet que j’ai été malade trois semaines sur quatre durant le mois. Mon système immunitaire était certainement à son plus faible et il faut avouer qu’avec un enfant à la garderie, il est difficile de s’en tirer indemne. Je ne conclus pas à l’échec pour autant, puisque je suis tout de même parvenue à intégrer des séances de musculation supplémentaires. Ce qui est dommage, c’est que maintenant que la charge et l’intensité de mon entraînement sont plus importantes, il faudra que je me contente de ma forme actuelle pour me rendre jusqu’au demi marathon.
#3 À propos de lui, justement: j’ai testé un premier scénario lors de ma longue course de cette semaine. La veille, j’ai fait le plein de glucides, je me suis hydratée abondamment et je me suis couchée tôt. Le matin, j’ai pris soin de bien mastiquer mon petit déjeuner de course. J’ai fait un plan mental de ma sortie (allure, parcours, attitude, objectifs, etc.) et j’ai enfilé ma Fuel Belt, remplie de Gatorade au citron et de Gu Chomps à l’orange. Un scénario parfait, que je me promets de répéter lors de ma prochaine longue sortie.
#4 Ma routine n’est plus. Elle s’est évaporée. Cette semaine, je me suis retrouvée à veiller jusqu’à 2h30 du matin à deux reprises, dont l’une au milieu de la semaine, et à passer beaucoup de temps sur la route. Il s’agissait en quelque sorte du point culminant d’un mois instable, durant lequel rien ne se déroulait comme prévu. Puisque je sens que j’en ai déjà beaucoup sur les bras et puisque le mois d’avril en est déjà à sa 4e journée, j’ai décidé de faire du mois d’avril le mois du strict minimum. L’objectif est de ne m’imposer rien de plus que ce qui est nécessaire: pas d’heures supplémentaires au boulot, pas de nouvelle exigence d’entraînement, pas même de défi à relever. Passer au travers des jours, un à la fois, tout simplement. Remettre le train sur les rails et sentir la stabilité du sol sous mes pieds.
#5 Cette semaine marquait la fin du défi Embrace:me. Il s’agissait d’un merveilleux défi (merci Emilie!), puisqu’il m’a obligée à m’accorder plus d’indulgence et à penser à ce qui me ferait du bien à tous les jours. Dans l’ensemble, cela signifiait le plus souvent de m’accorder le droit de me reposer sans culpabilité. Ce défi a marqué une nouvelle étape dans un long processus entamé depuis deux ans, dont l’objectif est de désapprendre à être productive et performante à tout prix. J’ai compris durant ces 30 jours de petits soins quotidiens qu’il faut pour cela introduire un peu de lenteur dans ma vie. Ceux qui me connaissent savent que l’affaire n’est pas dans le sac.
Au total: 25 Km de course, 1 heure de yoga, 45 minutes de musculation.
Méli-mélo du dimanche ou de la gratitude
En calculant la moyenne des grands hauts et des grands bas de cette semaine, je peux arriver à la considérer équilibrée. Mais il y a quelque chose d’épuisant à gérer les extrêmes, et j’espère que de ces semaines en montagnes russes, j’en rencontrerai le moins possible prochainement.
Ma semaine de course était merveilleusement lancée mardi, avec une séance contenant un segment tempo d’une durée de 24 minutes. Malheureusement, une gastro m’a laissée sans force et mal en point au milieu de la semaine, m’obligeant à faire le deuil de deux sorties. Aujourd’hui, une amie m’a sortie de ma torpeur et m’a amenée dans le grand vent pour une longue course sous le soleil, définitivement difficile, mais ô combien nécessaire. Première gratitude.
Dans le dossier de la musculation, cette semaine fait pâle figure (voir plus haut pour les détails): une seule séance a fait son chemin vers mon journal d’entraînement. Je suis toutefois parvenue à intégrer deux pratiques de yoga à mon horaire, et malgré le fait que l’une et l’autre m’ont mise au défi, je me félicite de les avoir complétées. Deuxième gratitude.
Vendredi soir, après avoir réussi à ingérer une soupe Lipton, du pain sec et un peu de Gatorade, et en compagnie d’une amie qui me fait toujours aimer un peu plus l’amitié, je me suis rendue à l’Olympia pour un spectacle acoustique donné par Jeff Tweedy, tête d’affiche de Wilco. Une surprenante première partie du groupe Snowblink a donné le ton à la soirée: just what the doctor ordered.
J’en étais à mon 4e spectacle du groupe (même si celui-ci était, justement, sans groupe). Jeff Tweedy s’est présenté sur une scène sans décor avec 6 de ses guitares, un micro et un ampli, pour livrer une performance solo remarquable et sans prétention. Le pari était de taille: réduire la masse sonore et la complexité des chansons à quelques cordes, vocales et de nylon. La formule intimiste a permis à Tweedy de présenter des versions « soirs d’été autour d’un feu de camp », en plus de laisser plus de place à l’interaction avec le public. Avec son éternel humour aigre-doux, il a soulevé le rire de la salle du début à la fin. Il n’a pas encore joué la chanson que j’attends toujours, mais je garde espoir pour les prochaines fois. J’ai quitté la salle revigorée: troisième gratitude.
Cette semaine, pour le défi Embrace:me, je me suis accordée du repos et du sommeil à tous les jours. De l’indulgence, aussi, pour ce qui n’allait pas comme je l’aurais voulu. Grand bien m’en a fait.
Au total: 22 Km de course, 1 heure de musculation, 1h30 de yoga.
Méli-mélo du dimanche
Hier soir, j’ai eu la chance d’observer la « super lune », cette pleine lune qui paraît plus grande et plus brillante qu’à l’habitude parce qu’elle se trouve très près de la terre. Il s’agit d’un phénomène rare: les dernières remontent à 1955, 1974, 1992 et 2005. Les jeux d’ombres de ses cratères étaient prononcés et son éclat m’a semblé à la fois hypnotisant et apaisant. Cette lune s’est ajouté à mon petit réservoir d’images à évoquer pour me détendre ou méditer.
Pour l’anniversaire de mon fils, je me suis lancée dans le projet fou de lui préparer un gâteau 3D en forme de Flash McQueen, héros du film Cars. Il adore ce film et les autos en général. Je me doutais bien que cela lui ferait très plaisir. Voici le résultat:
J’aurais voulu que cette semaine soit celle de la routine bien banale et du plan suivi à la lettre, mais plus elle avançait, plus elle ressemblait à une semaine courte-pointe, rapiécée et colorée à l’excès, qu’il me fallait coudre un morceau à la fois pour tenir ensemble.
Malgré tout, des pages ont été écrites et des kilomètres ont été courus. Même si j’ai sauté une de mes séances de musculation au profit du gâteau et que j’ai aussi dû faire le deuil de ma pratique de yoga, je termine la semaine satisfaite et plutôt fière.
J’ai déjà dit que j’avais complété de belles courses de qualité, cette semaine. La longue course d’aujourd’hui a couronné le tout merveilleusement. J’étais un peu nerveuse avant de sortir de la maison, puisque je n’avais pas couru cette distance depuis 2008. C’était un après-midi magnifique et parfait pour courir: du soleil, une brise douce et de l’air frais. Non seulement j’ai parcouru les 16 Km au programme, je l’ai fait avec plaisir, sans douleur et à un bon rythme. J’étais tout sourire à mon retour.
Cette longue sortie m’a fait réaliser qu’il est maintenant temps d’expérimenter en vue du demi marathon d’Ottawa: scénario de la veille, carburant, allure, stratégie, etc. Il est temps, surtout, de veiller à ce que pour les 10 semaines restantes, je ne me permettre aucune dette de sommeil. Aucune.
Finalement, j’ai envie de dire que j’éprouve un important manque de yoga. J’ai négligé ma pratique dans les dernières semaines, au profit de l’augmentation de ma charge de musculation. Il est évident que l’augmentation de cette charge était ambitieuse et qu’elle était surtout, on me pardonnera la tautologie, très chargée. Je jongle avec une thèse et une vie de famille, quand-même. Peu importe le déroulement de la journée de demain, j’y introduirai un peu de yoga.
Jours 13, 14 et 15
… du Défi Embrace:me. Vendredi, j’ai passé une merveilleuse soirée sur un banc d’église, à écouter mon amoureux et un quatuor à corde jouer les quintettes de clarinette de Mozart et de Brahms. Je n’avais pu assister à un de ses concerts depuis l’été dernier et c’était un plaisir sans mesure. Dès les premières notes, j’ai su que ce concert me ferait le plus grand bien. Hier et aujourd’hui, j’ai pris de vraies journées de congé.
Décharger le trop plein
Mon silence est d’or, ou quelque chose comme ça.
Je respire les dernières bouffées d’air d’une semaine éreintante. Le boulot prend le meilleur de moi et je ne fais qu’espérer qu’il me laissera un peu d’énergie pour le week-end à venir. Nous célébrons le 2e anniversaire de naissance de mon fils!
La rédaction de ma thèse, maintenant bien enclenchée, siphonne toute ma personne. C’est un étrange sentiment, que d’être vidée ainsi tous les jours depuis quelques semaines. Les pages s’accumulent peu à peu, jour après jour, mais pour tout dire, j’ai le sentiment que dans chacune d’elles je laisse une petite partie de moi-même.
La rédaction est une période envahissante. Je pense à l’articulation d’un paragraphe au déjeuner, je réfléchis à une manière de tourner une idée dans la douche et avant d’aller au lit, tout cela passe et repasse dans ma tête. Peut-être que je suis un peu absente de l’univers, en réalité, il faudrait demander à ceux qui vivent avec moi. La rédaction n’est pas une activité qui va naturellement avec la vie de famille. On peut faire fonctionner cette rencontre moyennant beaucoup d’efforts, mais cela ne va certainement pas de soi.
Heureusement que pour décharger le trop plein je n’ai qu’à enfiler mes Asics et sortir de la maison. Il y a longtemps que la course assure l’équilibre de ma vie entière et tout particulièrement dans ces périodes où ma tête est solicitée à un point tel que mon corps semble trop petit pour la contenir.
Cette semaine, j’ai accompli deux courses exigenantes avec beaucoup de fierté. La première, une course « tempo », était composée d’une période d’échauffement de 25 minutes, d’un segment de 18 minutes au rythme tempo et d’une période de retour au calme. Le rythme tempo est une vitesse à peu près à mi-chemin entre celle qui est confortable et celle du sprint. On la décrit souvent comme une vitesse de « difficulté confortable ». On peut la tenir pour une certaine période de temps, mais non sans effort. C’est une vitesse qui demande du focus.
Je ne me suis jamais entraînée aussi sérieusement pour mes courses antérieures, parce que mon but était avant tout de franchir le fil d’arrivée. Cette fois-ci, je me suis fixé un objectif précis et je travaille donc en fonction de cet objectif. Avant mercredi, je n’avais jamais couru une si longue distance au rythme tempo et en quittant la maison, je manquais de confiance. Lorsqu’est venu le temps de commencer le segment, je me suis simplement dit: fais de ton mieux, c’est toujours suffisant.
Pour courir ces 18 minutes au rythme tempo, il a fallu que je mette absolument toute mon attention sur mon corps. Me concentrer sur ma respiration, tenir mes épaules bien droites, vérifier tous les 5 pas si des tensions ne s’accumulaient pas dans le haut de mon corps, veiller à ce que mes jambes tournent bien, vérifier si mes yeux n’étaient pas plissés, ma mâchoire serrée, etc. Du focus, je disais.
Je ne portais pas mon ipod et je suis convaincue que c’est en partie parce que je n’étais pas distraite par la musique que j’ai réussi à faire les 18 minutes au programme. J’avoue que j’imagine mal faire 20Km tranquilles sans musique, mais je ne suis pas certaine qu’à l’avenir je remettrai des écouteurs dans mes oreilles pour mes courses de qualité.
Cette course m’a appris que j’étais plus forte que je le croyais et pour cette raison déjà, elle était un merveilleux moment. Elle a aussi déchargé le trop plein, vidé ma tête entièrement pour 18 longues minutes et cela, je vous assure, n’a pas de prix.
La semaine prochaine, je tenterai le coup pour 21 minutes.
Jours 10, 11, 12 et 13
Méli-mélo du dimanche
Les billets de « récap » sont à la mode, paraît-il. Qui a dit que j’étais originale?
On pourrait appeler la semaine qui se termine une semaine d’expérimentation, puisque je n’ai pas fait les choses comme à l’habitude. Je me suis levée plus tard, je me suis couchée plus tard aussi, j’ai fait des substitutions dans mon plan d’entraînement, j’ai déplacé l’heure de mes sorties de course en après-midi, j’ai couru sur un tapis roulant au moins autant que sur la route, j’ai passé quelques heures devant la télévision, j’ai été moins stricte sur mon alimentation et je me suis laissée distraire au boulot.
Le verdict: mieux vaut m’en tenir à la routine bien rodée. Cette semaine, je ferai tout en mon pouvoir pour m’en tenir au plan: réveil à 5h, course avant le lunch, interdiction de flâner sur le web, dans les livres ou ailleurs dans mes pensées sur les heures de travail, musculation le soir et pas trop tard, au lit à 22h, pas une minute de plus. Voilà.
Mauvais coups de la semaine: Malgré mes efforts, j’ai accumulé une dette de sommeil, surtout parce que mon fils était grippé et qu’il se réveillait plusieurs fois la nuit. J’ai aussi perdu mon ipod (à peine un nouveau-né), ce qui veut dire que je devrai vivre les prochaines semaines sans musique pour la route. Dommage.
Bons coups: J’ai réussi à prendre soin de moi tous les jours, grâce au défi Embrace:me. [Compte-rendu des derniers jours: vendredi, réveil plus tard; samedi, journée en famille sans soucis, dimanche: cuisine en gros pour alléger les tâches de la semaine prochaine.] J’ai bouclé mon plan d’entraînement à quelques détails près et j’ai fait ma longue course de la semaine avec une amie.
Au total: 29 Km de course, 2h45 de musculation, 30 minutes de yoga.
Tapis, tant pis
La météo n’est pas clémente, non monsieur, non madame. De la neige à la tonne aujourd’hui et de la pluie jusqu’à samedi: si la tendance se maintient, les tapis roulant vont chauffer pour les prochains jours au Québec.
Il y a à peine quelques jours, on s’imaginait porter nos shorts et courir au rythme du chant des oiseaux amoureux, mais ce n’était hélas qu’une rêverie trop optimiste. On doit encore s’accorcher à nos mitaines pour quelques semaines et trouver le moyen de garder le moral.
Brainstorming à venir.
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Jour 5
… du défi Embrace:me.
Hier soir, après le souper, je me suis fait la faveur (avec la bénédiction de la tendre moitié) de m’allonger dans le divan pour regarder la télévision un peu, pendant que le ménage de la cuisine s’effectuait par magie (ou presque!) Un 30 minutes bien relaxant.
Mise à jour
Hier après-midi, pour je ne sais quelle raison, je me suis prise à compter les semaines qui me séparent du demi marathon d’Ottawa. Le compte : 12. J’ai immédiatement eu la puce à l’oreille et, faisant le va-et-vient entre le calendrier et mon plan d’entraînement, j’ai compris que j’avais fait une erreur grossière en préparant ce dernier. Il compte en effet une semaine de trop.
En principe, cela ne fait aucune différence; j’ai amplement le temps de me préparer. Ce qui m’irrite, c’est, d’une part, d’avoir raté le bateau sur un aspect aussi important et, d’autre part, le fait qu’en composant ce plan, j’ai bien réfléchi à l’enchaînement des cycles de développement et des périodes de repos, ce que cette simple petite semaine en trop vient bousiller d’un coup.
J’ai réfléchi aux différentes manières de mettre à jour ce plan et j’en suis arrivée à la conclusion que la meilleuse solution était d’éliminer la semaine 12. De cette manière, je crois pouvoir maintenir l’équilibre du plan tout en assurant la progression sécuritaire du volume de course. La semaine éliminée est une semaine de récupération, mais puisque mon cycle de développement actuel a déjà été altéré par la semaine dernière, il est tout à fait réaliste d’envisager ce changement. Pour me pardonner cette élimination et pour ménager mes jambes, je troquerai un entraînement de vitesse de la semaine 13 (devenue semaine 12) pour une petite course au rythme d’endurance.
Suis-je la seule au monde à pouvoir faire une erreur aussi bête? Plutôt que de mâcher cette question, je vais essayer d’investir mon énergie dans l’exécution du plan. J’en aurai besoin, d’ailleur, parce qu’il est de plus en plus chargé.
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Jour 4
… du défi Embrace:me.
Puisque j’essaie de ne pas passer du temps devant l’ordinateur avant d’aller au lit, j’ai pensé qu’il vaudrait mieux partager mes petits soins le lendemain plutôt que le jour même.
Hier, donc, je me suis fait le cadeau de ne pas mettre le cadran. Ce n’est pas vraiment comme si j’avais fait la grasse matinée — mon fils ne se réveille jamais après 6h30 — mais c’était quand-même 1h30 de plus au compteur. J’ai réalisé que la dernière dizaine n’était pas ma plus grande réussite dans le domaine du sommeil, et puisque je fuis les dettes de sommeil tout autant que les autres, je me suis reprise.
La crème du petit-déjeuner
Le midi et le soir, j’aime que mes repas soient variés et j’aime faire usage de ma créativité pour les choisir et les cuisiner. Le matin, par contre, je suis plutôt routinière. Je vais d’une « phase » à l’autre, muffin au son, orange et verre de lait pendant quelques mois, muffin anglais au blé, beurre d’arachide, demi banane et fromage cottage pour encore quelques mois, céréales et pamplemousse pour les suivants, ainsi de suite.
Depuis une semaine, je baigne dans la « phase » Crème Budwig. Ceux qui ont fait la moue en lisant Crème Budwig ne savent pas que derrière ce nom de bouillie de grand-mère grano se cache un petit-déjeuner frais, délicieux et hautement nutritif.
La Crème Budwig est la création culinaire du Dr Katia Kousmine, médecin et diététicienne, qui l’a baptisée à la suite de la pharmacienne et chercheure Johanna Budwig. Elle est composée d’ingrédients frais et crus, que l’on réduit en crème pour obtenir une texture similaire aux céréales pour bébés. Elle est facile, rapide, et on peut varier les ingrédients et les saveurs tant qu’il nous plait. Voici ma préférée, plus croquante que crémeuse :
Crème Budwig, pour une personne
- 2 c. à. s. de yogourt grec à la vanille
- 1 c.à t. huile de lin pressée à froid
- un soupçon de miel
- jus 1/2 citron
- 1 c. à s. flocons d’avoine fraîchement moulus
- 1 banane (1/2 écrasée, 1/2 en rondelles)
- 1 c. à s. d’amandes effilées
- quelques bleuets
Mélanger vigoureusement le yogourt et l’huile pour émulsionner ; ajouter, en mélangeant doucement, le miel, le jus de citron, la farine d’avoine, la banane écrasée et les rondelles de banane ; saupoudrer d’amandes et de bleuets.
On peut remplacer le yogourt à la vanille par un autre yogourt, l’huile de lin par n’importe quelle huile de noix ou huile d’olive pressée à froid, le miel par du sirop d’érable, les flocons d’avoine par du sarazin, de l’orge, du riz ou du millet (moulus au moment de la préparation, pour en tirer le meilleur). On peut aussi remplacer les amandes par des graines de citrouille crues, des graines de lin moulues, des noisettes ou d’autres noix, et les bleuets par des fraises, des framboises ou des mûres. On peut laisser aller son imagination.
Vous trouverez sur le site officiel du Dr Kousmine des informations complémentaires sur la Crème Budwig et ici, une recette sans gluten et sans produits d’origine animale.
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JOUR 3
… du défi Embrace:me : chouchoutage des mains et des ongles.
Siesta, baby
Jour 2
L’enfer d’hier était mon paradis d’aujoud’hui, comme quoi chaque journée a sa personnalité. Je filais tranquille, hier soir, mais cet après-midi, j’étais plutôt en mode «structure, inc.» Je me suis fait le cadeau d’une séance de cardio-ménage (ce n’est pas une simple image destinée à vous faire sourire, il faut me croire) pour mettre tout en ordre et me préparer à la semaine qui vient. J’ai passé la dernière à me traîner d’une chose à l’autre, alors j’ai l’intention de filer au travers de celle-ci d’un pas allègre et de manière organisée. J’ai fait une liste précise des choses à faire cette semaine (il y en a beaucoup) et j’ai divisé mes tâches et mes activités dans mon horaire.
Cet après-midi, je me suis payée un luxe rare: j’ai fait la sieste avec mon fils. En général, j’utilise ce temps libre pour travailler, faire des tâches ménagères, gribouiller ici ou faire une séance d’entraînement, mais aujourd’hui, avec le défi en tête et l’intention d’être en forme et reposée cette semaine, j’ai choisi de m’étendre. Avec lui, en plus, ce qui a fait de ce moment un double plaisir.
Dans quelques minutes, j’irai dérouler mon tapis de yoga dans le salon et je ferai mes étirements en regardant je ne sais quoi encore à la télévision. La journée se terminera très certainement avec un peu de lecture avant d’aller au lit.
J’ai fait autre chose pour moi aujourd’hui: j’ai fait la paix avec ma semaine. Un changement d’attitude, simplement, pour voir les choses autrement. Même si j’ai renoncé à ma séance de yoga et à ma longue course de 12 Km, j’ai réussi à donner le meilleur de moi-même dans les circonstances.
Qu’avez-vous fait pour vous faire plaisir ce week-end?
Petits soins vont loin
Jour 1
Il y a des tas de tâches ménagères à faire, ici, alors la première chose que j’ai fait pour moi ce soir a été de me limiter au nécessaire et d’ignorer le reste. Vers 20h, je me suis préparée pour aller au gym faire ma course de la journée (ais-je besoin de préciser pourquoi je ne suis pas allée dehors?) J’avais 12 Km au programme et je trouvais un peu déprimant de courir toute cette distance sur le tapis, alors la deuxième chose que j’ai fait pour moi a été de télécharger un livre audio (The Dying Animal de Philip Roth) pour occuper ma trotte. Sur la route, je ne suis pas certaine que je pourrais me concentrer sur une lecture, mais sur un tapis… En arrivant au gym, j’ai appris que les employés ont aussi une vie et que par conséquent les portes ferment à 21h le samedi. Changement de plan rapide: j’ai fait des côtes pendant 35 minutes, en écoutant le début du roman de Roth. En sortant, j’ai passé par le club vidéo (oui, je fréquente encore cet endroit) et j’ai loué I’m Still Here. Ma course m’a laissée énergisée et pleine d’air, si une telle chose a du sens, alors je suis toute légère à l’idée d’aller m’étendre sur le divan avec mon amoureux. (Oh! J’ai acheté un sac de croustilles. Je ne peux même pas me rappeler la dernière fois que j’en ai mangé. Sel et vinaigre, mes préférées.)











