En forme de femme


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Méli-mélo du dimanche ou de la gratitude

One of the vertical drops on the Kraken

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En calculant la moyenne des grands hauts et des grands bas de cette semaine, je peux arriver à la considérer équilibrée. Mais il y a quelque chose d’épuisant à gérer les extrêmes, et j’espère que de ces semaines en montagnes russes, j’en rencontrerai le moins possible prochainement.

Ma semaine de course était merveilleusement lancée mardi, avec une séance contenant un segment tempo d’une durée de 24 minutes. Malheureusement, une gastro m’a laissée sans force et mal en point au milieu de la semaine, m’obligeant à faire le deuil de deux sorties. Aujourd’hui, une amie m’a sortie de ma torpeur et m’a amenée dans le grand vent pour une longue course sous le soleil, définitivement difficile, mais ô combien nécessaire. Première gratitude.

Dans le dossier de la musculation, cette semaine fait pâle figure (voir plus haut pour les détails): une seule séance a fait son chemin vers mon journal d’entraînement. Je suis toutefois parvenue à intégrer deux pratiques de yoga à mon horaire, et malgré le fait que l’une et l’autre m’ont mise au défi, je me félicite de les avoir complétées. Deuxième gratitude.

Vendredi soir, après avoir réussi à ingérer une soupe Lipton, du pain sec et un peu de Gatorade, et en compagnie d’une amie qui me fait toujours aimer un peu plus l’amitié, je me suis rendue à l’Olympia pour un spectacle acoustique donné par Jeff Tweedy, tête d’affiche de Wilco. Une surprenante première partie du groupe Snowblink a donné le ton à la soirée: just what the doctor ordered.

J’en étais à mon 4e spectacle du groupe (même si celui-ci était, justement, sans groupe). Jeff Tweedy s’est présenté sur une scène sans décor avec 6 de ses guitares, un micro et un ampli, pour livrer une performance solo remarquable et sans prétention. Le pari était de taille: réduire la masse sonore et la complexité des chansons à quelques cordes, vocales et de nylon. La formule intimiste a permis à Tweedy de présenter des versions « soirs d’été autour d’un feu de camp », en plus de laisser plus de place à l’interaction avec le public. Avec son éternel humour aigre-doux, il a soulevé le rire de la salle du début à la fin. Il n’a pas encore joué la chanson que j’attends toujours, mais je garde espoir pour les prochaines fois. J’ai quitté la salle revigorée: troisième gratitude.

Cette semaine, pour le défi Embrace:me, je me suis accordée du repos et du sommeil à tous les jours. De l’indulgence, aussi, pour ce qui n’allait pas comme je l’aurais voulu. Grand bien m’en a fait.

Au total: 22 Km de course, 1 heure de musculation, 1h30 de yoga.

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Se faire confiance

the same horizon

Image by Norma Desmond via Flickr

Dernièrement, je me suis surprise à gérer toutes sortes d’appréhensions au boulot et à l’entraînement. Aujourd’hui encore, avant de quitter la maison pour ma course tempo, je manquais de confiance. Pour tout dire, j’ai passé la journée à remettre ma course à plus tard; j’étais sur le point de manquer mon coup quand je me suis décidée à m’habiller et à sortir. Dans mon esprit tournait et retournait le chiffre 24 : le nombre de minutes qu’il me fallait courir à une vitesse exigeante. Je ne parvenais pas à me convaincre que j’en étais capable.

Il ne s’agit pas d’un comportement habituel, chez moi. J’ai plutôt tendance à être sinon confiante, du moins optimiste. Cette vague crainte de ne pas réussir mon programme pèse d’autant plus qu’elle me semble rationnellement inexplicable. Jusqu’ici, je remplis mes objectifs et même les dépasse. Pourquoi ce doute?

Il y a quelques jours, Emilie a publié un billet qui traitait, entre autres choses, de la peur de la réussite. Je me souviens d’avoir été un peu sceptique lors de ma première lecture et de m’être dit que la peur de la réussite n’était certainement qu’une forme déguisée de la peur de l’échec. Son billet contenait un lien vers un article de Psychology Today sur le sujet, mais je n’ai pas cliqué sur ce lien et par conséquent, je ne me suis pas donné la chance de mieux comprendre le phénomène.

Dans son billet, Emilie faisait le lien entre la peur du succès et la peur du changement; c’est peut-être pour cette raison que je ne me suis pas sentie immédiatement concernée. Je ne crois pas avoir peur du changement, surtout s’il se range dans la catégorie « amélioration ». En lisant l’article, j’ai toutefois été frappée par la pertinence d’une explication de cette peur, qui empêche d’aller de l’avant et qui freine le succès.

"All fears of success would go away if you totally took your power back," says Caine [Ti Caine, a hypnotherapist and life coach based in Sherman Oaks, California.] "In fact, our very deepest fear is that when we really reclaim our power and succeed, we have to face the knowledge that we have always been powerful to change all along and that we could have changed a year or five or 10 years ago." Change comes from choice and we have always had that power.

Then you come face to face with the realization that we caused unnecessary suffering to ourselves and others along the way by our failure to change. And that suffering is not a necessary part of life.

Dans cette explication, j’entends résonner des morceaux de ma vie. Lorsque j’étais toute petite, je me faisais répéter qu’il fallait me ménager – je suis asthmatique – et que lorsque la difficulté se pointait, il fallait ralentir ou arrêter. Dans la cour de récréation et dans les classes d’éducation physique, j’étais la dernière à être choisie au moment de former des équipes. 200m de course me mettaient à bout de souffle et m’obligeaient à sortir mon inhalateur de malheur.

Cela explique pourquoi je me suis sentie démesurément puissante lorsque j’ai franchi le fil d’arrivée du marathon de Philadelphie en 2007. Je venais de conquérir ma plus grande faiblesse de manière héroïque. Durant l’entraînement pour ce marathon et durant celui pour le demi marathon d’Ottawa en 2008, je n’ai pourtant jamais pas poussé la note. Couvrir les distances était déjà un miracle. Je faisais des entraînements fractionnés et des courses dans les côtes parce que le plan le prescrivait, mais j’étais convaincue de la limite de mes capacités.

Cette limite, je viens en effet de l’atteindre. J’ai les deux pieds dessus, en fait. Contrairement à ce que je croyais, elle ne se présente pas sous la forme d’un mur, mais plutôt d’une porte, ouverte sur un nouvel espace. Je suis en train de comprendre que l’horizon n’est pas le bout du monde, que la terre est ronde. Un moment heureux, qui me fait regagner mon « pouvoir » et envisager de nouvelles réussites, mais aussi plein de frustrations, parce qu’il me fait réaliser tout le temps « perdu », « gâché », « gaspillé ».

Le temps ne peut être que perdu, évidemment; il faut donc chasser cette pensée inutile et négative. Il faut me pardonner d’avoir utilisé ce temps pour autre chose que ce pourquoi je souhaiterais, aujourd’hui, l’avoir utilisé. Il faut aussi et peut-être surtout concentrer mes énergies sur les réussites potentielles et les changements positifs qu’elles pourraient amener. Je ne savais pas avant, mais maintenant, je sais.

Je ne peux pas dire si cette petite réflexion m’aidera à me faire confiance pour les semaines à venir, mais une chose est certaine : je n’ai pas l’intention de me laisser croire une minute de plus que l’horizon est la fin du monde. Après tout, peut-être que tous ces entraînements me mèneront vraiment à un demi marathon en 2h10. Tout est possible.

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Méli-mélo du dimanche

The MOOON!

Image by slurv via Flickr

Hier soir, j’ai eu la chance d’observer la « super lune », cette pleine lune qui paraît plus grande et plus brillante qu’à l’habitude parce qu’elle se trouve très près de la terre. Il s’agit d’un phénomène rare: les dernières remontent à 1955, 1974, 1992 et 2005. Les jeux d’ombres de ses cratères étaient prononcés et son éclat m’a semblé à la fois hypnotisant et apaisant. Cette lune s’est ajouté à mon petit réservoir d’images à évoquer pour me détendre ou méditer.

Pour l’anniversaire de mon fils, je me suis lancée dans le projet fou de lui préparer un gâteau 3D en forme de Flash McQueen, héros du film Cars. Il adore ce film et les autos en général. Je me doutais bien que cela lui ferait très plaisir. Voici le résultat:

J’aurais voulu que cette semaine soit celle de la routine bien banale et du plan suivi à la lettre, mais plus elle avançait, plus elle ressemblait à une semaine courte-pointe, rapiécée et colorée à l’excès, qu’il me fallait coudre un morceau à la fois pour tenir ensemble.

Malgré tout, des pages ont été écrites et des kilomètres ont été courus. Même si j’ai sauté une de mes séances de musculation au profit du gâteau et que j’ai aussi dû faire le deuil de ma pratique de yoga, je termine la semaine satisfaite et plutôt fière.

J’ai déjà dit que j’avais complété de belles courses de qualité, cette semaine. La longue course d’aujourd’hui a couronné le tout merveilleusement. J’étais un peu nerveuse avant de sortir de la maison, puisque je n’avais pas couru cette distance depuis 2008. C’était un après-midi magnifique et parfait pour courir: du soleil, une brise douce et de l’air frais. Non seulement j’ai parcouru les 16 Km au programme, je l’ai fait avec plaisir, sans douleur et à un bon rythme. J’étais tout sourire à mon retour.

Cette longue sortie m’a fait réaliser qu’il est maintenant temps d’expérimenter en vue du demi marathon d’Ottawa:  scénario de la veille, carburant, allure, stratégie, etc. Il est temps, surtout, de veiller à ce que pour les 10 semaines restantes, je ne me permettre aucune dette de sommeil. Aucune.

Finalement, j’ai envie de dire que j’éprouve un important manque de yoga. J’ai négligé ma pratique dans les dernières semaines, au profit de l’augmentation de ma charge de musculation. Il est évident que l’augmentation de cette charge était ambitieuse et qu’elle était surtout, on me pardonnera la tautologie, très chargée. Je jongle avec une thèse et une vie de famille, quand-même. Peu importe le déroulement de la journée de demain, j’y introduirai un peu de yoga.

Jours 13, 14 et 15

… du Défi Embrace:me. Vendredi, j’ai passé une merveilleuse soirée sur un banc d’église, à écouter mon amoureux et un quatuor à corde jouer les quintettes de clarinette de Mozart et de Brahms. Je n’avais pu assister à un de ses concerts depuis l’été dernier et c’était un plaisir sans mesure. Dès les premières notes, j’ai su que ce concert me ferait le plus grand bien. Hier et aujourd’hui, j’ai pris de vraies journées de congé.

Cette semaine: 35 KmEnhanced by Zemanta de course, 1h15 de musculation.


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Décharger le trop plein

page 61

Image by D'Arcy Norman via Flickr

Mon silence est d’or, ou quelque chose comme ça.

Je respire les dernières bouffées d’air d’une semaine éreintante. Le boulot prend le meilleur de moi et je ne fais qu’espérer qu’il me laissera un peu d’énergie pour le week-end à venir. Nous célébrons le 2e anniversaire de naissance de mon fils!

La rédaction de ma thèse, maintenant bien enclenchée, siphonne toute ma personne. C’est un étrange sentiment, que d’être vidée ainsi tous les jours depuis quelques semaines. Les pages s’accumulent peu à peu, jour après jour, mais pour tout dire, j’ai le sentiment que dans chacune d’elles je laisse une petite partie de moi-même.

La rédaction est une période envahissante. Je pense à l’articulation d’un paragraphe au déjeuner, je réfléchis à une manière de tourner une idée dans la douche et avant d’aller au lit, tout cela passe et repasse dans ma tête. Peut-être que je suis un peu absente de l’univers, en réalité, il faudrait demander à ceux qui vivent avec moi. La rédaction n’est pas une activité qui va naturellement avec la vie de famille. On peut faire fonctionner cette rencontre moyennant beaucoup d’efforts, mais cela ne va certainement pas de soi.

Heureusement que pour décharger le trop plein je n’ai qu’à enfiler mes Asics et sortir de la maison. Il y a longtemps que la course assure l’équilibre de ma vie entière et tout particulièrement dans ces périodes où ma tête est solicitée à un point tel que mon corps semble trop petit pour la contenir.

Cette semaine, j’ai accompli deux courses exigenantes avec beaucoup de fierté. La première, une course « tempo », était composée d’une période d’échauffement de 25 minutes, d’un segment de 18 minutes au rythme tempo et d’une période de retour au calme. Le rythme tempo est une vitesse à peu près à mi-chemin  entre celle qui est confortable et celle du sprint. On la décrit souvent comme une vitesse de « difficulté confortable ». On peut la tenir pour une certaine période de temps, mais non sans effort. C’est une vitesse qui demande du focus.

Je ne me suis jamais entraînée aussi sérieusement pour mes courses antérieures, parce que mon but était avant tout de franchir le fil d’arrivée. Cette fois-ci, je me suis fixé un objectif précis et je travaille donc en fonction de cet objectif. Avant mercredi, je n’avais jamais couru une si longue distance au rythme tempo et en quittant la maison, je manquais de confiance. Lorsqu’est venu le temps de commencer le segment, je me suis simplement dit: fais de ton mieux, c’est toujours suffisant.

Pour courir ces 18 minutes au rythme tempo, il a fallu que je mette absolument toute mon attention sur mon corps. Me concentrer sur ma respiration, tenir mes épaules bien droites, vérifier tous les 5 pas si des tensions ne s’accumulaient pas dans le haut de mon corps, veiller à ce que mes jambes tournent bien, vérifier si mes yeux n’étaient pas plissés, ma mâchoire serrée, etc. Du focus, je disais.

Je ne portais pas mon ipod et je suis convaincue que c’est en partie parce que je n’étais pas distraite par la musique que j’ai réussi à faire les 18 minutes au programme. J’avoue que j’imagine mal faire 20Km tranquilles sans musique, mais je ne suis pas certaine qu’à l’avenir je remettrai des écouteurs dans mes oreilles pour mes courses de qualité.

Cette course m’a appris que j’étais plus forte que je le croyais et pour cette raison déjà, elle était un merveilleux moment. Elle a aussi déchargé le trop plein, vidé ma tête entièrement pour 18 longues minutes et cela, je vous assure, n’a pas de prix.

La semaine prochaine, je tenterai le coup pour 21 minutes.

Jours 10, 11, 12 et 13

…du défi Embrace:me. Pour prendre soin de moi cette semaine, j’ai fait de l’exercice tous les jours. Rien de plus. Je tâcherai de m’accorder plus d’attention dans les prochains jours.

 

 

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Méli-mélo du dimanche

Les billets de « récap » sont à la mode, paraît-il. Qui a dit que j’étais originale?

On pourrait appeler la semaine qui se termine une semaine d’expérimentation, puisque je n’ai pas fait les choses comme à l’habitude. Je me suis levée plus tard, je me suis couchée plus tard aussi, j’ai fait des substitutions dans mon plan d’entraînement, j’ai déplacé l’heure de mes sorties de course en après-midi, j’ai couru sur un tapis roulant au moins autant que sur la route, j’ai passé quelques heures devant la télévision, j’ai été moins stricte sur mon alimentation et je me suis laissée distraire au boulot.

Le verdict: mieux vaut m’en tenir à la routine bien rodée. Cette semaine, je ferai tout en mon pouvoir pour m’en tenir au plan: réveil à 5h, course avant le lunch, interdiction de flâner sur le web, dans les livres ou ailleurs dans mes pensées sur les heures de travail, musculation le soir et pas trop tard, au lit à 22h, pas une minute de plus. Voilà.

Mauvais coups de la semaine: Malgré mes efforts, j’ai accumulé une dette de sommeil, surtout parce que mon fils était grippé et qu’il se réveillait plusieurs fois la nuit. J’ai aussi perdu mon ipod (à peine un nouveau-né), ce qui veut dire que je devrai vivre les prochaines semaines sans musique pour la route. Dommage.

Bons coups: J’ai réussi à prendre soin de moi tous les jours, grâce au défi Embrace:me. [Compte-rendu des derniers jours: vendredi, réveil plus tard; samedi, journée en famille sans soucis, dimanche: cuisine en gros pour alléger les tâches de la semaine prochaine.] J’ai bouclé mon plan d’entraînement à quelques détails près et j’ai fait ma longue course de la semaine avec une amie.

Au total: 29 Km de course, 2h45 de musculation, 30 minutes de yoga.

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Hiver, non merci

A Wild Cherry (Prunus avium) in flower.

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Chaque année, vers la première semaine de mars, un consensus s’établit implicitement dans l’esprit des habitants de notre blanc pays: c’est assez. Quelques journées au vent de printemps suffisent à sceller le pacte, et à partir de ce moment précis, chaque flocon qui tombe est de trop, chaque coup de pelle entre dans un savant calcul de mauvaise humeur. Lorsqu’il fait sous zéro, la patience et la courtoisie disparaissent de l’univers, la bras tombent et les sourires s’effacent. On n’en peut plus, simplement. On veut le printemps.

On rêve de chaleur, de soleil, de la peau à l’air libre.

L’alternance des journées d’hiver et de celles qui augurent la saison des amours me paraît toujours la pire des tortures. Je ne parviens pas tout à fait à me lancer dans l’esprit gai et léger du printemps. Je suis méfiante, parce qu’une année sur deux au mois de mars, une tempête de neige s’abat sur mes rêves de tulipes et de bourgeons.

Quelque chose comme un principe d’accumulation est aussi en cause. Il faut dire que tout l’hiver, je tiens le coup sans me plaindre et je me vêts de bonne attitude. Manteau chaud, sports d’hiver, regard bucolique sur le paysage, etc. Mais cela ne peut durer éternellement. On a beau être en paix avec l’hiver de son pays, on sent aussi que le printemps et l’été, on y a droit.

Je néglige toutefois les raisons biologiques derrière (on me pardonnera l’expression) cette « écoeurantite aiguë ». Plusieurs études ont en effet montré l’existence de la « déprime hivernale », indésirable visiteuse de l’hiver sur son déclin, qui s’invite et colle chez les nordiques jusqu’au printemps. Les spécialistes la rangent parmi les troubles affectifs saisonniers (Seasonal Affective Disorder ou SAD) et la décrivent comme une version atténuée de la dépression saisonnière.

La déprime hivernale et la dépression saisonnière sont liées à la diminution dramatique de la luminosité durant l’automne et l’hiver.

Durant cette période, les journées sont courtes et la luminosité moins intense. Celle-ci passerait de 100 000 lux (unité de mesure de la luminosité) les jours d’été ensoleillés à parfois aussi peu que 2 000 lux les jours d’hiver. [...]

En effet, la lumière joue un rôle important dans la régulation de l’horloge biologique interne. Cette « horloge » contrôle plusieurs fonctions du corps suivant des rythmes bien précis, comme les cycles d’éveil et de sommeil et la sécrétion de diverses hormones selon l’heure du jour.

Par exemple, après avoir pénétré dans l’oeil, les rayons lumineux se transforment en signaux électriques qui, envoyés au cerveau, agissent sur les neurotransmetteurs. Un de ceux-ci, la sérotonine, souvent appelée « l’hormone du bonheur », régularise l’humeur et gouverne la production de la mélatonine, une autre hormone responsable des cycles éveil-sommeil. La sécrétion de mélatonine est inhibée durant le jour et stimulée durant la nuit. Les dérèglements hormonaux causés par un manque de lumière peuvent être suffisamment importants pour générer des symptômes de dépression.

Source

Les principaux symptômes de la déprime hivernale sont le manque d’énergie et l’humeur fragile, mais ceux qui sont plus sensibles à ces variations peuvent ressentir de la détresse, de l’angoisse, manifester de l’irritabilité ou même de la colère. Certains souffrent d’insomnie ou au contraire ont tendance à trop dormir, sans toutefois se sentir reposés. La tendance à consommer une mauvaise alimentation serait aussi un des symptômes identifiés.

Environ 18% des canadiens souffriraient de déprime hivernale et entre 3 et 10 % de dépression saisonnière. Les femmes seraient plus touchées dans une proportion de 3 sur 4. Il existe des traitements médicaux contre la dépression saisonnière: la luminothérapie, la psychothérapie et les antidépresseurs. Dans la plupart des cas de déprime hivernale, un ensemble de mesures préventives permettent de diminuer les symptômes.

  • Une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes, en oméga-3 et en fer;
  • L’exercice physique, surtout s’il est pratiqué à l’extérieur;
  • L’exposition à la lumière.

Voici donc mes sept conseils chanceux pour lutter contre la déprime hivernale du mois de mars, en attendant l’arrivée du printemps (celui de la météo, parce que celui du calendrier est trop optimiste):

  1. Résister à la tentation de sauter un repas, de le faire livrer, de l’acheter à un comptoir et même de se le faire servir au restaurant. Si quelqu’un d’autre (ou pire, une machine) l’a préparé, il contient probablement trop peu de vitamines et autres guérisseurs de la nature (sans parler du gras, du sel et des sucres).
  2. Tous les jours, manger un fruit dans l’avant-midi et boire un petit verre de jus de légumes (à faible teneur en sel) l’après-midi.
  3. Ajouter un repas de poisson à la planification des repas de la semaine.
  4. Choisir des activités physiques extérieures, si possible. En famille, entre amis, pour le plaisir seulement.
  5. Sortir quelques arrêts de bus avant d’être arrivé au bureau ou à la maison. Marcher pour aller chercher la pinte de lait (salutations à Pierre, qui m’a inspiré celle-là!)
  6. Prendre la pause café dehors, même si ce n’est que pour 5 ou 10 minutes.
  7. À la maison et au bureau, se tenir près des fenêtres autant que possible.

En espérant que la magnifique journée d’aujourd’hui a été l’occasion de faire le plein de lumière, je vous dis en chantant sur un air gai: Quelques semaines avant le doux printemps… la la la… la la la… Quelques semaines, quelques semaines… la la la…

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Lecture : L’homme blanc de Perrine Leblanc

On trouve dans la littérature d’innombrables personnages d’artistes. Des écrivains, surtout, des peintres et des musiciens aussi. Les clowns, comme les danseurs, sont plus rares. Victor Hugo, Heinrich Böll et Günter Grass en ont inventé de fameux, mais il semble que le cirque, art du corps et des classes populaires, compose avec une ambiguïté essentielle qui effraie les écrivains.

Perrine Leblanc, dans son premier roman intitulé L’Homme blanc (Le Quartanier, 2010), a imaginé un personnage qui transforme l’expérience déshumanisante des camps de travail en URSS en grimaces et en numéros comiques. Il s’appelle Kolia et il est clown blanc, un métier qui ne lui est pas venu comme une vocation d’illuminé, mais au terme d’un travail soutenu et d’études studieuses. Un art, appris et rodé au fil des ans, pratiqué avec l’honnêteté du prestidigitateur.

L’histoire de Kolia n’est pas banale. Il naît dans un camp de travail en Sibérie et jusqu’à l’âge de 16 ans, sa survie repose sur un mélange de chance et de circonstances. Son tempérament discret et son incroyable capacité à évaluer les situations lui permettent de ne pas se faire remarquer et de s’attirer assez peu d’ennuis. La chance, « qui remplaçait Dieu au camp », le fait échapper aux statistiques, qui condamnent la majorité de ses semblables à mourir dans l’année suivant leur arrivée au camp. La bonne foi, celle des autres surtout, le fait passer à côté de son destin.

Entre l’enfance dans le goulag et l’âge de raison dans la Russie libérée et modernisée, la vie de Kolia se décline en rencontres humaines, qui le guident sur les chemins de l’art. Au camp, il y a Iossif, qui un soir se glisse dans sa couche pour réchauffer son corps et son âme, dont il ne connaissait pas jusque là l’existence : « l’âme […] était une histoire de grand-mère beaucoup trop compliquée que personne n’avait raconté à Kolia. » Il lui apprend à lire et à écrire, sa langue maternelle et le français, il lui apprend à douter, à apprécier les œuvres d’art, mais surtout il lui fait découvrir sa force intérieure. Alors qu’il est encore sous l’autorité du froid du Grand Nord et des gardiens du camp, Iossif lui fait même découvrir ce qu’il sait du monde extra-muros et de la liberté.

Il y a aussi Tania, dont la situation permet de procurer à Kolia ici une pièce d’identité, là une paire de chaussures féminines, qu’il peut ensuite échanger pour des livres ou des magazines français. Il y a Pavel, du célèbre duo Bounine, qu’il rencontre par hasard et qui l’aide à faire son entrée à l’école du cirque, et bien sûr Bounine lui-même, maître d’abord et collègue ensuite, qui lui fait la faveur ultime de le sortir de prison lorsqu’on l’y jette. En lui ouvrant les portes du monde du cirque, et c’est peut-être là le plus important, Bounine lui donne des raisons de « rêver, parce que c’est gratuit et permis ».

Parmi les clowns, les funambules et les autres artistes et sportifs aux talents exceptionnels, Kolia développe son art et crée des liens. « Il y avait là, pour qui n’était pas difficile, une famille. » Pour divertir et faire rire dans l’URSS sous haute surveillance, Kolia sait établir tout au long de sa carrière le fragile mais nécessaire équilibre entre expression et prudence. Comme son maître Bounine, il parvient parfois sur la piste à une « victoire personnelle sur le système punitif », notamment dans l’épisode du chapitre « Combustion », où il monte avec sa collègue Ioulia un numéro dans lequel ils brûlent des livres, qui sont en fait des cahiers blancs, des livres « pas encore écrits ».

Exempt de pathos, juste dans son ton et fort de ses images, le roman de Perrine Leblanc envoûte et dérange, tant la violence et la beauté y dansent du même pas. Il s’agit d’une première œuvre surprenante, qui maîtrise l’art de l’intrigue comme celui du style, et qui donne à lire une page de l’histoire du XXe siècle avec plus de vie que n’importe quel ouvrage scientifique. Une lecture convaincante, qui selon moi vaut la peine. Pas seulement selon moi, pour tout dire, puisque le roman est lauréat du Grand Prix du livre de Montréal 2010 et du Prix du Gouverneur Général 2011, et qu’il a aussi gagné le Combat des livres 2011 à l’émission de Christiane Charrette.


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Tapis, tant pis

 

Snowflake. Small microscope kept outdoors. Sna...

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La météo n’est pas clémente, non monsieur, non madame. De la neige à la tonne aujourd’hui et de la pluie jusqu’à samedi: si la tendance se maintient, les tapis roulant vont chauffer pour les prochains jours au Québec.

Il y a à peine quelques jours, on s’imaginait porter nos shorts et courir au rythme du chant des oiseaux amoureux, mais ce n’était hélas qu’une rêverie trop optimiste. On doit encore s’accorcher à nos mitaines pour quelques semaines et trouver le moyen de garder le moral.

Brainstorming à venir.

•♦•

Jour 5

… du défi Embrace:me.

Hier soir, après le souper, je me suis fait la faveur (avec la bénédiction de la tendre moitié) de m’allonger dans le divan pour regarder la télévision un peu, pendant que le ménage de la cuisine s’effectuait par magie (ou presque!) Un 30 minutes bien relaxant.

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Mise à jour

Mon plan, affiché sur le frigo et maintenant amputé de la semaine 12

Hier après-midi, pour je ne sais quelle raison, je me suis prise à compter les semaines qui me séparent du demi marathon d’Ottawa. Le compte : 12. J’ai immédiatement eu la puce à l’oreille et, faisant le va-et-vient entre le calendrier et mon plan d’entraînement, j’ai compris que j’avais fait une erreur grossière en préparant ce dernier. Il compte en effet une semaine de trop.

En principe, cela ne fait aucune différence; j’ai amplement le temps de me préparer. Ce qui m’irrite, c’est, d’une part, d’avoir raté le bateau sur un aspect aussi important et, d’autre part, le fait qu’en composant ce plan, j’ai bien réfléchi à l’enchaînement des cycles de développement et des périodes de repos, ce que cette simple petite semaine en trop vient bousiller d’un coup.

J’ai réfléchi aux différentes manières de mettre à jour ce plan et j’en suis arrivée à la conclusion que la meilleuse solution était d’éliminer la semaine 12. De cette manière, je crois pouvoir maintenir l’équilibre du plan tout en assurant la progression sécuritaire du volume de course. La semaine éliminée est une semaine de récupération, mais puisque mon cycle de développement actuel a déjà été altéré par la semaine dernière, il est tout à fait réaliste d’envisager ce changement. Pour me pardonner cette élimination et pour ménager mes jambes, je troquerai un entraînement de vitesse de la semaine 13 (devenue semaine 12) pour une petite course au rythme d’endurance.

Suis-je la seule au monde à pouvoir faire une erreur aussi bête? Plutôt que de mâcher cette question, je vais essayer d’investir mon énergie dans l’exécution du plan. J’en aurai besoin, d’ailleur, parce qu’il est de plus en plus chargé.

•♦•

Jour 4

… du défi Embrace:me.

Puisque j’essaie de ne pas passer du temps devant l’ordinateur avant d’aller au lit, j’ai pensé qu’il vaudrait mieux partager mes petits soins le lendemain plutôt que le jour même.

Hier, donc, je me suis fait le cadeau de ne pas mettre le cadran. Ce n’est pas vraiment comme si j’avais fait la grasse matinée — mon fils ne se réveille jamais après 6h30 — mais c’était quand-même 1h30 de plus au compteur. J’ai réalisé que la dernière dizaine n’était pas ma plus grande réussite dans le domaine du sommeil, et puisque je fuis les dettes de sommeil tout autant que les autres, je me suis reprise.


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Femmes du monde

Aujourd’hui, 8 mars, nous célébrons partout dans le monde la Journée internationnale de la femme, dont l’objectif est, selon Condition féminine Canada, celui-ci :

Chaque année à cette date, les Canadiennes et les Canadiens mesurent les progrès accomplis en vue d’atteindre l’égalité des femmes et leur pleine participation à la société, réfléchissent aux défis et aux obstacles qui les attendent et examinent les mesures à prendre pour que toutes les femmes parviennent à l’égalité, dans tous les aspects de la vie.

Photograph of Rosa Parks with Dr. Martin Luthe...

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Même si cela relève presque du lieu commun, je tiens à marquer mon respect sincère à l’égard de celles et de ceux qui ont oeuvré et qui continuent de travailler pour que les femmes puissent :

  • prendre part aux décisions de la Cité;
  • avoir accès à l’éducation à tous les niveaux et dans tous les champs de compétence;
  • pratiquer des professions libérales et occuper des postes de gestion sans discrimination;
  • bénéficier du même traitement que les hommes en matière de rémunération du travail;
  • choisir leur compagnon de vie et décider du destin d’une union;
  • disposer de moyens légaux contre toutes les formes de violence à leur égard;
  • faire leurs propres choix en matière de maternité;
  • et, de manière générale, faire entendre leur voix, partout et en tout temps.
Gabrielle Roy, 1945.

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Tout est encore à faire et certains des gains sont fragiles, mais la marche est entamée et on continue d’espérer le meilleur.

Je profite de l’occasion pour saluer ma mère, qui m’a enseigné par son entêtement légendaire et ses réussites extraordinaires que le combat d’une femme n’est jamais perdu et qu’il vaut toujours la peine.

Portrait of Virginia Woolf (1882-1941)

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J’ai aussi une pensée spéciale pour les femmes de lettres, de science et de tête qui sont pour moi des modèles importants, Gabrielle Roy, Virginia Woolf, Marie Curie et Hannah Arendt, entre autres.

Quelles femmes vous inspirent?

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